Suite à la décision de Cnews, je réaffirme mon attachement viscéral à la liberté de la presse


Crédit : Xavier Lahache
Crédit : Xavier Lahache
J’apprends avec consternation la suspension de la journaliste Audrey Pulvar par la direction de CNews. Le motif ? Avoir signé une pétition intitulée « Féministes, nous ne voulons pas du Front national. Nous votons Emmanuel Macron ! »... Aux yeux des dirigeants de la chaîne d’information en continu, il ne s’agirait rien de moins qu’un manquement à son « devoir de réserve ». Prétexte plus que bancal et stupéfiant, d’autant plus que cette décision intervient après que des cadres du parti d’extrême-droite ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis du choix de Madame Pulvar. Cette levée de bouclier a permis de mettre en lumière la vision très étriquée du Front national au sujet de la liberté de la presse.

Que dire de la responsabilité de la chaîne à travers cet inquiétant signal ? Cette mise au ban s’inscrit dans un contexte général qui révèle les dangers de la concentration des médias télévisuels et papiers dans les mains d’un petit nombre de grands industriels. L’indépendance journalistique est donc une fois de plus mise à mal par cette éviction.

Je réaffirme ici mon attachement viscéral à la liberté de la presse et au pluralisme des opinions, que je m’attache à faire vivre dans ma ville du Kremlin-Bicêtre, notamment par l’organisation des « Causeries » et des débats citoyens qu’elles suscitent.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 28 Avril 2017 à 12:52 | {0} Commentaires

Mon appel à la mobilisation des Kremlinois pour le second tour.


Dimanche 7 mai, je compte sur chaque Kremlinois pour défendre nos principes républicains, en votant Emmanuel Macron
Le premier tour de l’élection présidentielle a rendu son verdict ce dimanche 23 avril et c’est sans surprise que les deux candidats qui étaient en tête dans les sondages de ces derniers mois en sont sortis vainqueurs.
Au-delà des analyses qui amèneront à s’interroger sur les raisons pour lesquelles, pour la 1ère fois dans l’histoire de la Vème République, ni la droite traditionnelle ni le parti socialiste ne seront présents au 2nd tour, ce résultat confirme une réalité aussi froide qu’implacable : le Front national se renforce scrutin après scrutin.
Certes le parti d’extrême droite est arrivé deuxième dimanche soir et ne peut plus marteler être « le 1er parti de France », mais il gagne 1 200 000 électeurs par rapport à 2012, pour culminer à 7 600 000 voix pour ce 1er tour.
C’est bel et bien une dynamique de progression du FN à laquelle nous assistons et je fais partie de ceux qui considèrent que les risques de voir Marine Le Pen élue au soir du second tour sont réels.
Il s’agit d’une menace car ce parti d’extrême droite, par son histoire, par sa tradition et au travers des déclarations de sa candidate, prône une France de l’exclusion, du repli sur soi et du rejet de l’autre. Ce n’est pas la trajectoire et le devenir que je souhaite pour ma patrie.
C’est pourquoi, le dimanche 7 mai prochain, je ferai le choix de voter Emmanuel Macron.
Je me suis engagé en politique pour défendre une société plus juste. Une société qui fasse vivre en actes les principes de notre devise républicaine : la liberté, l’Egalité et la Fraternité.
Cette société est possible et nous l’avons d’ailleurs démontré dans notre ville du Kremlin-Bicêtre où, une fois encore, le FN réalise un score nettement inférieur à la moyenne nationale avec seulement 9,71% des voix contre 21,4% sur le pays. C’est le signe que le Kremlin-Bicêtre reste une ville ouverte, tolérante, qui rejette toutes formes d’extrémisme.
Dimanche 7 mai, je compte sur chaque Kremlinois non pas à faire barrage au Front National comme cela a trop souvent été rabâché, mais à défendre nos principes républicains, en votant Emmanuel Macron.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Lundi 24 Avril 2017 à 22:57 | {1} Commentaires

Ce sujet de société est régulièrement mis à la une de l’actualité dans notre pays. Depuis l’affaire Lambert, la législation a progressé, mais elle reste encore insuffisante à mon sens.

Je suis personnellement favorable à une avancée significative de la loi pour que la mort dans la dignité reprenne tout son sens. La loi Claeys-Leonetti (2015) prévoit actuellement que si un patient en fait la demande dans ses « directives anticipées », le corps médical pourra cesser l’acharnement thérapeutique pour le malade atteint d’une affection grave et incurable. A ce moment, il sera placé sous sédation sans être nourri ni hydraté, dans l’attente de la mort.

Cette solution n’est pas satisfaisante. Elle ne met pas un terme à la souffrance car elle laisse mourir par la déshydratation et la dénutrition. C’est une alternative à la fois à l’euthanasie et au suicide assisté, mais ce n’est pas une réponse à la demande exprimée par beaucoup d’entre-nous de terminer sa vie dans la dignité.

J’ai souhaité organiser une conférence sur le sujet de la mort dans la dignité dans le cadre d’une Causerie dans la mairie du Kremlin-Bicêtre le 11 janvier dernier. Je remercie Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, d’être intervenu durant plus d’une heure et demie pour expliquer et informer les Kremlinois curieux et aussi inquiets.

En effet, pouvoir choisir sa mort pour rester digne durant sa fin de vie préoccupe beaucoup d’entre nous, soit par expérience car les conditions d’agonie d’un proche furent douloureuses et traumatisantes, soit par crainte personnelle car l’on souhaite ne pas être victime d’un acharnement thérapeutique sans raison sinon celui, vain, de maintenir en vie un mourant.

Je l’ai écrit plus haut, je suis personnellement favorable à la légalisation de l’euthanasie en France. Je le suis notamment envers la famille du souffrant. Actuellement, la seule solution renvoyée à la famille d’un malade en fin de vie, c’est la souffrance. Ce n’est pas la réponse que l’on souhaite pour un être cher. Cela est terrible. La dignité humaine, c’est l’image, un comportement que l’on renvoie à autrui. Comment peut-on dire que cette dignité est respectée quand sur son lit de mort un père, une mère, un enfant souffre devant leurs proches impuissants ?

J’espère que l’année 2017 sera celle d’une prise en compte sérieuse et courageuse par la gauche de ce sujet pour les prochaines élections afin de faire bouger les lignes et de donner plus de droits aux patients pour respecter leur dignité.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 20 Janvier 2017 à 18:49 | {0} Commentaires

J’ai souhaité que l’année 2017 soit l’année du lancement du budget participatif. J’ai estimé qu’il était temps pour Le Kremlin-Bicêtre de le proposer à ses habitants. Il s’agit de faire confiance aux Kremlinois


Pourquoi un budget participatif au Kremlin-Bicêtre ?
Depuis mon élection comme maire, il y a près d’un an, j’ai voulu faire de la proximité avec les Kremlinois un axe fort de mon mandat. Je m’y suis engagé et je m’y tiens. En un an, j’ai participé à plusieurs réunions d’appartement « le maire chez vous » et j’ai organisé des rencontres « le maire dans votre quartier » dès le printemps 2016.

Echanger avec les habitants, entendre leurs remarques et leurs avis est essentiel pour moi. C’est une question de confiance, un lien démocratique qu’il faut faire vivre entre l’élu et les citoyens.

Dans ce même état d’esprit, j’ai souhaité que l’année 2017 soit l’année du lancement du budget participatif. J’ai estimé qu’il était temps pour Le Kremlin-Bicêtre de le proposer à ses habitants. Il s’agit de faire confiance aux Kremlinois en leur proposant de soumettre des projets pour notre ville et de les sélectionner ensuite lors d’un vote.

Pourquoi ?

Je crois en la démocratie, mais je constate depuis plusieurs années que la démocratie représentative ne suffit plus pour notre pays, ni pour faire vivre ses institutions. En tant qu’élu, nous devons faire vivre la politique en redonnant du sens et une réalité à la République. Fin 2016, j’ai lancé ADN kb La Fabrique, une large concertation permettant d’associer les citoyens dans la vision de la ville à l’horizon 2030. Toujours dans cette volonté de donner aux habitants la possibilité d’agir sur leur quotidien, il m’a semblé que le budget participatif était un outil approprié pour permettre aux habitants de se saisir des dossiers, de comprendre les enjeux et les coûts des investissements et d’œuvrer pour l’intérêt général.

Je crois au budget participatif comme à un instrument permettant de faire vivre la démocratie, et de donner une réalité immédiate aux souhaits des habitants.

Le budget participatif est aussi un apprentissage à la citoyenneté. En effet, j’ai voulu que tous les Kremlinois de plus de 14 ans puissent participer. Ce sera donc pour les plus jeunes une formidable occasion de s’intéresser aux enjeux du vivre ensemble dans notre commune.

Comment ?

Dans le courant des mois de janvier et février, les Kremlinois pourront déposer leurs projets sur le site internet dédié ou en remplissant un formulaire. Ces projets devront concernés une dépense d’investissement et entrer dans le cadre d’une enveloppe de 200 000€. Ensuite, les projets seront examinés par les services municipaux pour vérifier leur compatibilité avec les compétences municipales, et leur coût.

Au cours du mois de septembre, les Kremlinois pourront voter pour leur projet préféré. Les projets lauréats seront ensuite mis en œuvre par la municipalité.

Et maintenant ?

J’invite tous les Kremlinois à proposer leurs projets, à en parler autour d’eux à leurs amis, leurs voisins, leurs familles pour les inciter à participer à ce budget ouvert à tous les habitants au service de la ville !


http://budgetparticipatif.kremlinbicetre.fr/


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mardi 10 Janvier 2017 à 18:10 | {0} Commentaires

DR
DR
Selon le dernier bilan de la Direction générale de la police nationale, tous les mois plus de 500 policiers sont blessés en mission. Ce chiffre est stupéfiant. Il montre le mépris dont sont l’objet les forces de l’ordre, mais surtout le manque de moyen humain et matériel de notre police.

La situation n’est pas nouvelle. Elle s’est fortement aggravée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, quoi qu’en dise l’ex président. La droite, à force de taper sur le service public et diffuser ses préjugés sur les fonctionnaires, a en réalité abandonné la sécurité des Français.

Nous aurions pu espérer que le quinquennat de François Hollande rétablirait la situation. D’abord, soyons honnête, même en y mettant les moyens, la situation ne pouvant pas s’améliorer au cours de l’année 2012, ni au début de l’année 2013. Mais malheureusement, emprisonné par la soi-disante règle vertueuse des 3%, François Hollande n’a pas renversé la donne en matière d’amélioration des moyens humains dans la fonction publique. Candidat, il avait promis 50 000 postes supplémentaires dans l’Education nationale. Président, les effectifs des forces de l’ordre ont stagné jusqu’aux attentats sanglants de novembre 2015, il y a près d’un an. Depuis, devant le congrès réuni à Versailles, il a promis une augmentation des effectifs policiers.

Mais le nombre de fonctionnaires ne suffit pas. Il faut aussi donner des moyens : voitures, gilets pare balle, armements …

Je l’ai dit au début de mon poste, tous les mois les forces de l’ordre sont victimes d’agression lors de leurs missions. Il y a celles qui sont médiatisées car filmées par hasard dans la rue ou pendant une manifestation parasitée par des casseurs voulant en découdre avec les policiers. Nous avons tous ces images en tête. Et puis, il y a toutes celles que nous ne voyons pas et que les forces de l’ordre taisent par dignité et par respect parce qu’un policier est par nature un protecteur et non une victime. Mais aujourd’hui, et de plus en plus, un policier peut aussi être une victime quand il protège.

En tant que républicain, je suis naturellement du côté de l’Etat de droit. Je sais que les policiers n’ont pas le droit de faire grève. Mais je note que ceux qui sont allés jusqu’à cette extrémité, en réaction à la violence dont ils sont victimes, l’ont fait avec dignité et respect : de nuit, pas à la vue de tous. Ce n’était pas de leur part une volonté d’enfreindre les lois de la République. Non. J’y vois pour ma part un appel au secours.

C’est pourquoi, face aux grèves de nuit des policiers, j’encourage la compréhension plutôt que la sanction. On ne blâme pas une personne qui demande du secours. On lui vient en aide. C’est cette réponse que j’attends du gouvernement.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 20 Octobre 2016 à 10:15 | {0} Commentaires

« Brexit » ! Ce matin, panique générale chez les éditorialistes et la plupart des médias dominants et partis de gouvernement : malgré les sondages, les menaces et les intimidations, les Britanniques ont osé décider souverainement de leur destin, et ils n’ont pas choisi la voie de l’Union Européenne. Ils n’ont pas choisi la voie de cette Europe-là. Quel toupet !

Peut-on vraiment les en blâmer ? Ce qui était au départ une idée magnifique s’avère être aujourd’hui un simulacre de démocratie piloté par la Commission européenne, en plus d’être le chantre des pires conséquences de la mondialisation et de la dérégulation des marchés. Qu’on ne s’y trompe pas : c’est bien cette Union européenne-là qui est rejetée aujourd’hui, et non « l’Europe » comme on le lit partout depuis ce matin.

Le « non » aux référendums français et hollandais de 2005, le « oxi » des grecs au plan d’aide des créanciers en 2015, et maintenant le « Brexit » de 2016 : la réalité des peuples revient en pleine face des (dé)constructeurs idéologues aveugles et sourds de l’Union Européenne, dont le dogme néolibéral s’effrite. Et prendre les peuples souverains pour d’obscurs nationalistes ne suffira bientôt plus.

Hier, les Britanniques ont ravivé une vérité pourtant fondamentale : cette Union Européenne-là n’est pas notre seul horizon indépassable. Une Europe démocratique et respectueuse des peuples et des Nations est aussi possible. Ce n’est pas le début de la déconstruction de l’Europe qui a eu lieu cette nuit : c’est le début de son indispensable reconstruction.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 24 Juin 2016 à 12:36 | {0} Commentaires

Valérie Pécresse : le tour de pass pass Navigo
Mis en place en septembre 2015, le pass Navigo unique au tarif de 70€ était un engagement de Jean-Paul Huchon l’ancien président du Conseil Régional d’Ile-de-France.

Concrètement, cette mesure de justice sociale favorise un rééquilibrage entre Paris et les territoires franciliens, permettant aux habitants vivant en petite et grande couronne de payer le même tarif que les Parisiens pour se déplacer en transport.

Depuis son annonce jusqu’à sa mise en œuvre, Valérie Pécresse n’a cessé de répéter son opposition à cette mesure, jugée tantôt « démagogique », tantôt comme « un cadeau électoraliste » pour dénoncer son application.

Une prise de position déroutante, pour ne pas dire une posture navrante, quand on sait que cette même Valérie Pécresse avait défendu et obtenu l’instauration d’une carte orange au tarif unique de 45€ dans le programme de Jean-François Copé, alors tête de liste des régionales en… 2004 !

N’étant pas à une contradiction près, Madame Pécresse est allée plus loin hier en annonçant qu’elle envisageait d’augmenter le tarif du pass Navigo de 10 à 15€ par mois et par usager pour combler les 300 millions d’euros supplémentaires engendrés par cette réforme, au motif que l’Etat devrait les prendre en charge.

Si le « coup de com’ » paraît réussi, l’analyse n’en est pas moins aussi simpliste que biaisée. La politique est avant tout la responsabilité de faire des choix et de mettre en œuvre des décisions prises au nom de l’intérêt général, mais aussi de convictions et de valeurs. Ce sont notamment ces convictions et ces valeurs qui dissocient une politique de droite d’une politique de gauche.

Dans le cas du pass Navigo, la question n’est pas de savoir si oui ou non la région peut le financer au tarif unique de 70€ : avec un budget annuel de 5 milliards d’euros, elle le peut et cela était d’ailleurs inscrit au budget de 2016.

La vraie question est de savoir si la mobilité des franciliens et la suppression des disparités géographiques qui subsistent en Ile-de-France font partie des enjeux prioritaires de la majorité de droite de notre Région. La réponse de Madame Pécresse est sans appel : non, sauf si les usagers mettent la main au porte-monnaie.

Après s’être attaquée au financement du logement social en supprimant de nombreuses aides de la Région aux collectivités locales, Mme Pécresse continue de dégager des marges de manœuvre financières au détriment des Franciliens, et en premier lieu des plus démunis.

Je l’ai écrit plus haut : la politique est une question de choix. Je choisis donc de lutter contre les mesures de régression sociale voulues par Mme Pécresse et m’y opposerai en séance du conseil régional !


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Lundi 20 Juin 2016 à 17:20 | {0} Commentaires

© Aurélien Faidy - Autofocus prod / AMF | © Arnaud Février / AMF | © Roland Bourguet/ AMF
© Aurélien Faidy - Autofocus prod / AMF | © Arnaud Février / AMF | © Roland Bourguet/ AMF
En septembre dernier, je rappelais ici même que les budgets des collectivités locales étaient les otages de l'absence de vision des gouvernements successifs en matière de décentralisation. Depuis, malheureusement, aucune nouveauté n'est à signaler. Le Salon des maires de France qui s'est tenu à Paris cette semaine aurait pu être le lieu d'annonces significatives démontrant que des enseignements avaient été tirés des effets récessifs des politiques budgétaires imposées aux collectivités locales depuis 2011. Il n'en fut rien.

Le Président de la République n'a qu'annoncé mollement une diminution de moitié de la baisse prévue pour 2017. Au lieu de nous couper les deux mains, il n'en coupe qu'une seule. Un milliard en moins au lieu des deux programmés. On ne parle pas ici de quelques millions d'euros, mais d'un ordre de grandeur plus important encore. Qu'on y songe, les dotations de l’État représentaient, en 2015, 20% des budgets des communes !
Les annonces présidentielles sont des trompe-l’œil. Qu'est-il prévu pour cette année ? Rien. A-t-on annoncé une aide aux communes qui sont obligées de financer les nouveaux rythmes scolaires que l’État s'est refusé à payer ? Non. A-t-on annoncé une aide aux collectivités pour les accompagner dans la revalorisation du traitement des fonctionnaires voulu par l’Etat, assumée par les collectivités, et dont la première partie est programmée pour le 1er juillet de cette année ? Non.

La croissance, nous le savons, ne se décrète pas, elle s'entretient. Nous savons que l'investissement public joue un rôle moteur dans le dynamisme économique. Mais comment peut-on penser voir le bout du tunnel avec une diminution des investissements publics liée à la baisse des dotations ? Le phénomène n'est pas que français, on le constate dans tous les pays de l'Union européenne. Une étude de l'OCDE (*) a révélé qu'entre 2010 et 2014, les dotations aux collectivités locales, dans les pays de l'Union européenne, ont diminué en moyenne de 1,7%. Dans le même temps, les dépenses publiques locales ont chuté de 0,6% en moyenne (rien qu'en France la chute fut de 10% pour la seule année 2014 !). La corrélation est évidente. L'impact sur la croissance économique est toujours ressenti.

La politique de la France est l'otage des injonctions de Bruxelles qui brident notre économie. En particulier, le Traité européen sur la stabilité, la coopération et la gouvernance de mars 2012, que François Hollande, à peine élu, s'est empressé de signer, condamnant ainsi l'ensemble de son quinquennat à l'impuissance.

Pour faire face aux baisses de dotations de l'Etat, beaucoup de collectivités ont décidé d'augmenter les impôts locaux. La hausse de la pression fiscale est le contrecoup non souhaité par les Français d'une récession économique entretenue par les eurocrates. Pour ma part, je me suis refusé, dès 2014, à augmenter la taxe foncière et la taxe d'habitation dans ma commune. Je sais que les Français ne supportent plus cette pression fiscale et je sais aussi que d'autres choix économiques sont possibles, loin de la vision libérale européenne, pour retrouver la croissance, sans contraindre les collectivités locales.

(*) l'étude de l'OCDE, "Les gouvernements infranationaux dans les pays de l'OCDE : données clefs, édition 2015"


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Lundi 6 Juin 2016 à 16:29 | {0} Commentaires

Le gouvernement a annoncé le dégel du point d’indice des fonctionnaires à hauteur de 1,2% qui s’opèrera en deux temps : + 0,6 % au 1er juillet 2016, puis +0,6 % au 1er février 2017.

Si cette mesure est encourageante pour tous ceux qui comme moi défendent les valeurs du service public et les agents qui l’incarnent, il faut se préserver de tout triomphalisme hâtif.

Il ne s’agit que de la première augmentation depuis 2010 et la décision de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy de geler le point d’indice.

Du fait de l’inflation et de la hausse des prix, cette mesure a en fait entraîné une baisse salariale et une perte de pouvoir d’achat au fil des années, condamnant parfois des salariés fonctionnaires au statut de travailleurs pauvres.

Maire du Kremlin-Bicêtre, je mesure chaque jour l’investissement des 600 agents qui travaillent à améliorer le quotidien des citoyens kremlinois. Plus qu’une revalorisation salariale attendue, je vois dans cette mesure un gage de reconnaissance mérité du travail effectué par ces hommes et ces femmes engagés au service des autres.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 18 Mars 2016 à 20:32 | {0} Commentaires

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