Les flux migratoires de ces dernières années qui résultent des guerres et des régimes répressifs concernent directement les pays européens, avec urgence pour maître-mot. Les populations fuyant les conflits, les régimes dictatoriaux – parfois les deux à la fois – cherchent l’asile sur nos terres où s’est instaurée la paix depuis plus d’un demi-siècle.

Notre nation, par ses valeurs et son histoire, est une terre d’accueil séculaire. Il est de notre devoir de tendre la main à ces personnes en difficulté, mais cela ne peut se faire que dans le respect du droit et avec responsabilité, c’est-à-dire en garantissant des conditions d’accueil décentes à toutes celles et ceux qui remplissent les conditions d’obtention du statut de réfugié.

En octobre dernier, j’ai co-signé avec des collègues maires de la Métropole du Grand Paris une tribune intitulée « Mobilisons-nous pour accueillir les migrants » et appelant à la responsabilité des élus locaux pour épauler les services de l’Etat en créant les conditions d’un accueil digne des réfugiés sur nos territoires tout en prenant en compte les réalités locales.

Il serait en effet impossible de proposer des solutions d’hébergement individuel à ces réfugiés alors même que nous ne parvenons pas à satisfaire les demandes en attente des personnes à revenus modestes, notamment dans les villes de la petite couronne parisienne. Ce serait opposer les solidarités locales aux solidarités internationales.

Cependant nous pouvons agir localement pour faciliter un accueil provisoire et endiguer la concentration de réfugiés dans des campements sauvages où les institutions et les associations sont dépassées et peinent à apporter une réelle prise en charge, comme l’ont tristement montré les exemples de Sangatte, de Calais et plus récemment encore, du camp de Porte de la Chapelle à Paris.

Garantir la décence de l’accueil à ces personnes et à ces familles doit passer par une répartition de l’effort d’hébergement : d’une part, en limitant le nombre de place par infrastructure d’accueil, et d’autre part, en fixant un délai maximal d’occupation avant une orientation vers des lieux de vie plus adéquats et durables.

Parce que ces deux conditions étaient remplies, j’ai répondu favorablement à la sollicitation de la préfecture du Val-de-Marne afin d’accueillir durant deux semaines une centaine de personnes au gymnase Jacques Ducasse, avant que ceux-ci ne soient orientés vers des structures d’accueil pérennes.

Ce délai permettra un accompagnement social individualisé par l’association Emmaüs Solidarité et une prise en charge administrative par l’Etat adaptée à chacun d’entre eux, avant leur installation durable dans d’autres structures sur le territoire national.

Notre ville et ses habitants s’inscrivent ainsi dans l’effort global de notre pays tout en perpétuant notre tradition d’ouverture et de solidarité locale.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 18 Août 2017 à 17:51 | {0} Commentaires

L’écran de fumée « ni gauche ni droite » est définitivement dissipé : En Marche ! nous avait promis « le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche », on aura pour l’instant le pire de la droite, et rien que la droite.


Samedi dernier, le gouvernement a annoncé une diminution uniforme de 5 euros par mois et par foyer des aides au logement, qui rentrera en vigueur dès le mois d’octobre. Trois jours après, le Ministère de la Cohésion des Territoires, en charge du Logement, promet une « réforme globale » en dénonçant un système « pervers » à ce même sujet. Ce projet suit une droite ligne austéritaire déjà engagée, que j’ai dénoncée dès les premières semaines du quinquennat.

Il s’agit de priver 5 euros d’aides mensuelles aux ménages les plus modestes en considérant cette somme comme insignifiante à l’échelle d’un budget individuel. Or, la majeure partie de ces aides est versée aux 30 % ayant le niveau de vie le plus faible, c’est-à-dire qui vivent avec moins de 14 820 euros par an, à peine plus que le seuil de pauvreté. Au Kremlin-Bicêtre, ville dont je suis à la fois le maire et le président de l’Office Public de l’Habitat, 59,5 % des allocataires de la CAF bénéficient de l’aide au logement (ALF, ALS et APL), sachant que plus de la moitié des 5 000 allocataires vivent avec des ressources qui équivalent à moins d’un SMIC mensuel. Pareille décision du gouvernement n’est pas étrangère à la rhétorique bien connue de l’« assistanat »…

L’hypocrisie de ce même gouvernement, dans le prolongement de cette rhétorique, veut faire porter la responsabilité de l’endettement public aux bénéficiaires des prestations sociales. A travers la diminution de 5 euros, l’objectif affiché est d’économiser 400 millions d’euros par an. Quel crédit apporter à cet objectif comptable alors qu’il est prévu parallèlement une déduction d’impôt de 4,5 milliards d’euros pour les foyers les plus riches, avec 2 milliards pour le seul ISF ? En somme, sous couvert de rabotage budgétaire global, nous avons bel et bien affaire à une mesure que l’on peut qualifier sans détour d’ « anti-pauvres », à défaut d’anti-pauvreté. Le peu d’économie réalisé dans cette coupe à l’aide au logement servira à financer les cadeaux fiscaux concédés aux plus aisés : la mesure est politiquement on ne peut plus claire.

Les rares arguments de fond déployés pour appuyer cette annonce relèvent d’une forme de lâcheté. Si l’idée selon laquelle les APL font augmenter le prix des loyers, notamment sur le logement privé, est en partie valable, quelle est la pertinence d’une réduction de 5 euros ? Il est complètement illusoire de croire qu’elle aura un effet sur les loyers, si bien que cela pèsera sur le locataire uniquement et en rien sur le propriétaire. Quant au logement social, le raisonnement de base n’est en aucun cas valable, car on fragilise aveuglement les allocataires : les ménages obtiennent leur logement en calculant leur reste à charge avec l’APL.

Quelques jours après l’annonce d’une cure d’austérité pour les collectivités territoriales, et donc pour les services publics de proximité, cette décision est plus qu’inquiétante. Elle relègue la lutte contre la pauvreté et le mal-logement au rang des dernières priorités de ce nouveau gouvernement, ce dont je m’alarme particulièrement en tant qu’élu local. L’écran de fumée « ni gauche ni droite » est définitivement dissipé : En Marche ! nous avait promis « le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche », on aura pour l’instant le pire de la droite, et rien que la droite.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 27 Juillet 2017 à 15:11 | {0} Commentaires

Ce lundi 17 juillet au Sénat, Le Président de la République et le Premier ministre ont dévoilé les grandes orientations du quinquennat à propos des politiques territoriales et du rôle des collectivités.


Sans surprise mais avec consternation, les élus locaux dont je fais partie savent désormais que l’austérité s’imposera à eux de manière implacable .

Par rapport à ce qui a été annoncé durant la campagne présidentielle, ce ne sont finalement pas 10 mais 13 milliards d’euros auxquels devront renoncer les collectivités. 13 milliards d’euros qui seront amputés aux services publics de proximité : transports, crèche, logement social, voirie, et tant d’autres services déjà mis à mal par des restrictions budgétaires aussi absurdes qu’illégitimes, car directement issues des recommandations de Bruxelles. Le peuple grec a déjà pu apprécier l’efficacité du « remède »…

Pourtant, pas de baisse des dotations prévues au programme pour l’année 2018 : en évoquant un « contrat de confiance » avec les élus locaux, Emmanuel Macron conditionne ce maintien à l’effort budgétaire des collectivités dans le sens de ses propres exigences comptables. La libre administration des collectivités territoriales, principe constitutionnel, ne s’en portera que plus mal.

Avec la suppression confirmée de la taxe d’habitation pour 80% des foyers, nous ne pouvons en outre que déplorer la perte prochaine d’un levier de financement autonome essentiel pour les communes. Quand bien même le manque à gagner serait dans un premier temps compensé par l’Etat sur d’autres sources fiscales, l’expérience nous a hélas révélé la futilité de tels bricolages immédiats. La béquille qui accompagne la mesure choc a bien souvent tendance à être retirée…

En guise d’argumentaire usé et rafistolé, voilà donc de nouveau le fameux « Les collectivités doivent prendre part à l’effort budgétaire » ! Particulièrement éprouvées financièrement, les communes devront une fois de plus se mettre au régime sec. Elles atteignent pourtant déjà un point de non-retour. Ajoutées à la démagogie anti-fonctionnaire ambiante, des restrictions budgétaires supplémentaires mettront d’autant plus en difficulté le maintien des services publics essentiels. Ceux-là n’ont pas à être une variable d’ajustement, car ils sont vitaux pour la cohésion sociale au sein de notre territoire.

A-t-on d’ores et déjà oublié les raisons pour lesquelles des millions d’électeurs ont placé Marine Le Pen au second tour du scrutin présidentiel le 23 avril dernier ? Une fracture territoriale aggravée, avec la destruction des services publics, serait la pire des conduites à adopter.

La réduction annoncée du nombre d’élus locaux contribue également à nourrir mes inquiétudes. La démocratie locale, notamment à travers l’échelon communal, garantit la proximité du citoyen avec le lieu de décision. La tendance à l’éloignement a pourtant été lancée par les précédentes réformes territoriales : métropoles et « super-régions » illustrent ce phénomène institutionnel. Les échelons de proximité que sont les départements et les communes sont sans ambiguïté la cible des annonces de l’exécutif. Réduire le nombre d’élus, véritables représentants du peuple souverain, c’est aussi donner plus d’importance aux bureaucrates et technocrates non issus du suffrage démocratique, et d’ainsi déséquilibrer cette balance nécessaire mais fragile.

S’agissant enfin de la tenue programmée d’une « conférence territoriale du Grand Paris » à l’automne prochain, je me satisfais que l’enjeu institutionnel ait été mesuré, tout en restant vigilant sur les orientations qui seront prises dans les prochains mois.

D’une manière générale, ce premier rendez-vous aura aggravé l’inquiétude des élus locaux, en plus de confirmer définitivement l’ancrage libéral et austéritaire du nouvel exécutif. Souhaitons à Emmanuel Macron et Edouard Philippe une prise de conscience rapide des conséquences qu’engendrerait leur projet à l’égard des collectivités, des territoires et des citoyens qui y vivent.



Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 20 Juillet 2017 à 15:55 | {0} Commentaires

La région Ile-de-France vient de dévoiler les noms des 11 lauréats de son appel à projet. C’est la confirmation que Le Kremlin-Bicêtre participera à « Dessine-moi le Grand Paris de demain ».


Depuis mon élection en tant que maire, je m’engage à ce que ma ville du Kremlin-Bicêtre soit résolument tournée vers le Grand Paris et participe pleinement aux enjeux de la métropolisation. L’isolement est pire que la stagnation, il est un repli, un rétrécissement de la ville que je ne souhaite pas pour Le Kremlin-Bicêtre. La métropolisation est un phénomène qui s’impose à nous et que nous devons accompagner en reliant les communes, les habitants, les activités. La métropolisation nous renforce, nous devons la saisir.

Le Kremlin-Bicêtre pensé par ses habitants dans le Grand Paris

Ce parcours vers le futur qui contribue à dessiner Le Kremlin-Bicêtre de demain ne peut se faire sans les habitants. La concertation en est la clef. C’est ce que je m’efforce de mener quotidiennement avec les Kremlinois en organisant des réunions publiques, des rendez-vous dans les quartiers, des réunions d’appartement ou encore avec la démarche ADN KB La Fabrique pour dessiner le Kremlin-Bicêtre à l’horizon 2030 et enfin le budget participatif que j’ai mis en place en janvier dernier.

Relier les communes entre-elles, leurs habitants et les activités c’est favoriser l’installation d’ouvrage de toute sorte qui sont de véritables ponts permettant les échanges au sein de la métropole. Les Kremlinois en ont bien saisi les enjeux comme je le constate lors de chacune de mes réunions. Le Kremlin-Bicêtre a une opportunité historique d’être l’un des points d’encrage de la métropole en accueillant l’une des futures stations de l’extension de la ligne 14 qui parcourra le Val-de-Marne jusqu’à l’aéroport d’Orly.

Saisir les opportunités pour faire rayonner Le Kremlin-Bicêtre

La Métropole du Grand Paris, puis la région Ile-de-France ont lancé chacun un appel à projets auprès des maires pour contribuer au financement de projets d’aménagement d’intérêt métropolitain. Le premier est « Inventons la Métropole du Grand Paris », le second est « Dessine-moi le Grand Paris de demain ».

J’ai décidé de saisir cette opportunité en travaillant avec ces deux partenaires institutionnels. J’ai ainsi présenté un projet portant sur l’aménagement du futur quartier de la gare et un autre qui s’inscrit dans notre projet de Ruban vert et prévoit la construction d’une passerelle au dessus du périphérique permettant de relier le Kremlin-Bicêtre au Parc Kellerman à Paris. Ces deux projets ont convaincu les jurys de la métropole et de la région. L’un et l’autre accorderont à la ville du Kremlin-Bicêtre des subventions pour mener à bien l’aménagement que nous souhaitons pour multiplier les connexions avec la métropole.

Associer les habitants et saisir les opportunités que nous offrent les partenaires institutionnels, ce sont, à mon sens, des obligations pour réussir la métropole, en respectant les communes et la volonté des habitants. C’est ce à quoi j’aspire et c’est ce que je réalise depuis le 1er jour de mon élection.




Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 4 Mai 2017 à 11:43 | {0} Commentaires

Suite à la décision de Cnews, je réaffirme mon attachement viscéral à la liberté de la presse


Crédit : Xavier Lahache
Crédit : Xavier Lahache
J’apprends avec consternation la suspension de la journaliste Audrey Pulvar par la direction de CNews. Le motif ? Avoir signé une pétition intitulée « Féministes, nous ne voulons pas du Front national. Nous votons Emmanuel Macron ! »... Aux yeux des dirigeants de la chaîne d’information en continu, il ne s’agirait rien de moins qu’un manquement à son « devoir de réserve ». Prétexte plus que bancal et stupéfiant, d’autant plus que cette décision intervient après que des cadres du parti d’extrême-droite ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis du choix de Madame Pulvar. Cette levée de bouclier a permis de mettre en lumière la vision très étriquée du Front national au sujet de la liberté de la presse.

Que dire de la responsabilité de la chaîne à travers cet inquiétant signal ? Cette mise au ban s’inscrit dans un contexte général qui révèle les dangers de la concentration des médias télévisuels et papiers dans les mains d’un petit nombre de grands industriels. L’indépendance journalistique est donc une fois de plus mise à mal par cette éviction.

Je réaffirme ici mon attachement viscéral à la liberté de la presse et au pluralisme des opinions, que je m’attache à faire vivre dans ma ville du Kremlin-Bicêtre, notamment par l’organisation des « Causeries » et des débats citoyens qu’elles suscitent.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 28 Avril 2017 à 12:52 | {0} Commentaires

Mon appel à la mobilisation des Kremlinois pour le second tour.


Dimanche 7 mai, je compte sur chaque Kremlinois pour défendre nos principes républicains, en votant Emmanuel Macron
Le premier tour de l’élection présidentielle a rendu son verdict ce dimanche 23 avril et c’est sans surprise que les deux candidats qui étaient en tête dans les sondages de ces derniers mois en sont sortis vainqueurs.
Au-delà des analyses qui amèneront à s’interroger sur les raisons pour lesquelles, pour la 1ère fois dans l’histoire de la Vème République, ni la droite traditionnelle ni le parti socialiste ne seront présents au 2nd tour, ce résultat confirme une réalité aussi froide qu’implacable : le Front national se renforce scrutin après scrutin.
Certes le parti d’extrême droite est arrivé deuxième dimanche soir et ne peut plus marteler être « le 1er parti de France », mais il gagne 1 200 000 électeurs par rapport à 2012, pour culminer à 7 600 000 voix pour ce 1er tour.
C’est bel et bien une dynamique de progression du FN à laquelle nous assistons et je fais partie de ceux qui considèrent que les risques de voir Marine Le Pen élue au soir du second tour sont réels.
Il s’agit d’une menace car ce parti d’extrême droite, par son histoire, par sa tradition et au travers des déclarations de sa candidate, prône une France de l’exclusion, du repli sur soi et du rejet de l’autre. Ce n’est pas la trajectoire et le devenir que je souhaite pour ma patrie.
C’est pourquoi, le dimanche 7 mai prochain, je ferai le choix de voter Emmanuel Macron.
Je me suis engagé en politique pour défendre une société plus juste. Une société qui fasse vivre en actes les principes de notre devise républicaine : la liberté, l’Egalité et la Fraternité.
Cette société est possible et nous l’avons d’ailleurs démontré dans notre ville du Kremlin-Bicêtre où, une fois encore, le FN réalise un score nettement inférieur à la moyenne nationale avec seulement 9,71% des voix contre 21,4% sur le pays. C’est le signe que le Kremlin-Bicêtre reste une ville ouverte, tolérante, qui rejette toutes formes d’extrémisme.
Dimanche 7 mai, je compte sur chaque Kremlinois non pas à faire barrage au Front National comme cela a trop souvent été rabâché, mais à défendre nos principes républicains, en votant Emmanuel Macron.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Lundi 24 Avril 2017 à 22:57 | {1} Commentaires

Ce sujet de société est régulièrement mis à la une de l’actualité dans notre pays. Depuis l’affaire Lambert, la législation a progressé, mais elle reste encore insuffisante à mon sens.

Je suis personnellement favorable à une avancée significative de la loi pour que la mort dans la dignité reprenne tout son sens. La loi Claeys-Leonetti (2015) prévoit actuellement que si un patient en fait la demande dans ses « directives anticipées », le corps médical pourra cesser l’acharnement thérapeutique pour le malade atteint d’une affection grave et incurable. A ce moment, il sera placé sous sédation sans être nourri ni hydraté, dans l’attente de la mort.

Cette solution n’est pas satisfaisante. Elle ne met pas un terme à la souffrance car elle laisse mourir par la déshydratation et la dénutrition. C’est une alternative à la fois à l’euthanasie et au suicide assisté, mais ce n’est pas une réponse à la demande exprimée par beaucoup d’entre-nous de terminer sa vie dans la dignité.

J’ai souhaité organiser une conférence sur le sujet de la mort dans la dignité dans le cadre d’une Causerie dans la mairie du Kremlin-Bicêtre le 11 janvier dernier. Je remercie Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, d’être intervenu durant plus d’une heure et demie pour expliquer et informer les Kremlinois curieux et aussi inquiets.

En effet, pouvoir choisir sa mort pour rester digne durant sa fin de vie préoccupe beaucoup d’entre nous, soit par expérience car les conditions d’agonie d’un proche furent douloureuses et traumatisantes, soit par crainte personnelle car l’on souhaite ne pas être victime d’un acharnement thérapeutique sans raison sinon celui, vain, de maintenir en vie un mourant.

Je l’ai écrit plus haut, je suis personnellement favorable à la légalisation de l’euthanasie en France. Je le suis notamment envers la famille du souffrant. Actuellement, la seule solution renvoyée à la famille d’un malade en fin de vie, c’est la souffrance. Ce n’est pas la réponse que l’on souhaite pour un être cher. Cela est terrible. La dignité humaine, c’est l’image, un comportement que l’on renvoie à autrui. Comment peut-on dire que cette dignité est respectée quand sur son lit de mort un père, une mère, un enfant souffre devant leurs proches impuissants ?

J’espère que l’année 2017 sera celle d’une prise en compte sérieuse et courageuse par la gauche de ce sujet pour les prochaines élections afin de faire bouger les lignes et de donner plus de droits aux patients pour respecter leur dignité.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 20 Janvier 2017 à 18:49 | {0} Commentaires

J’ai souhaité que l’année 2017 soit l’année du lancement du budget participatif. J’ai estimé qu’il était temps pour Le Kremlin-Bicêtre de le proposer à ses habitants. Il s’agit de faire confiance aux Kremlinois


Pourquoi un budget participatif au Kremlin-Bicêtre ?
Depuis mon élection comme maire, il y a près d’un an, j’ai voulu faire de la proximité avec les Kremlinois un axe fort de mon mandat. Je m’y suis engagé et je m’y tiens. En un an, j’ai participé à plusieurs réunions d’appartement « le maire chez vous » et j’ai organisé des rencontres « le maire dans votre quartier » dès le printemps 2016.

Echanger avec les habitants, entendre leurs remarques et leurs avis est essentiel pour moi. C’est une question de confiance, un lien démocratique qu’il faut faire vivre entre l’élu et les citoyens.

Dans ce même état d’esprit, j’ai souhaité que l’année 2017 soit l’année du lancement du budget participatif. J’ai estimé qu’il était temps pour Le Kremlin-Bicêtre de le proposer à ses habitants. Il s’agit de faire confiance aux Kremlinois en leur proposant de soumettre des projets pour notre ville et de les sélectionner ensuite lors d’un vote.

Pourquoi ?

Je crois en la démocratie, mais je constate depuis plusieurs années que la démocratie représentative ne suffit plus pour notre pays, ni pour faire vivre ses institutions. En tant qu’élu, nous devons faire vivre la politique en redonnant du sens et une réalité à la République. Fin 2016, j’ai lancé ADN kb La Fabrique, une large concertation permettant d’associer les citoyens dans la vision de la ville à l’horizon 2030. Toujours dans cette volonté de donner aux habitants la possibilité d’agir sur leur quotidien, il m’a semblé que le budget participatif était un outil approprié pour permettre aux habitants de se saisir des dossiers, de comprendre les enjeux et les coûts des investissements et d’œuvrer pour l’intérêt général.

Je crois au budget participatif comme à un instrument permettant de faire vivre la démocratie, et de donner une réalité immédiate aux souhaits des habitants.

Le budget participatif est aussi un apprentissage à la citoyenneté. En effet, j’ai voulu que tous les Kremlinois de plus de 14 ans puissent participer. Ce sera donc pour les plus jeunes une formidable occasion de s’intéresser aux enjeux du vivre ensemble dans notre commune.

Comment ?

Dans le courant des mois de janvier et février, les Kremlinois pourront déposer leurs projets sur le site internet dédié ou en remplissant un formulaire. Ces projets devront concernés une dépense d’investissement et entrer dans le cadre d’une enveloppe de 200 000€. Ensuite, les projets seront examinés par les services municipaux pour vérifier leur compatibilité avec les compétences municipales, et leur coût.

Au cours du mois de septembre, les Kremlinois pourront voter pour leur projet préféré. Les projets lauréats seront ensuite mis en œuvre par la municipalité.

Et maintenant ?

J’invite tous les Kremlinois à proposer leurs projets, à en parler autour d’eux à leurs amis, leurs voisins, leurs familles pour les inciter à participer à ce budget ouvert à tous les habitants au service de la ville !


http://budgetparticipatif.kremlinbicetre.fr/


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mardi 10 Janvier 2017 à 18:10 | {0} Commentaires

DR
DR
Selon le dernier bilan de la Direction générale de la police nationale, tous les mois plus de 500 policiers sont blessés en mission. Ce chiffre est stupéfiant. Il montre le mépris dont sont l’objet les forces de l’ordre, mais surtout le manque de moyen humain et matériel de notre police.

La situation n’est pas nouvelle. Elle s’est fortement aggravée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, quoi qu’en dise l’ex président. La droite, à force de taper sur le service public et diffuser ses préjugés sur les fonctionnaires, a en réalité abandonné la sécurité des Français.

Nous aurions pu espérer que le quinquennat de François Hollande rétablirait la situation. D’abord, soyons honnête, même en y mettant les moyens, la situation ne pouvant pas s’améliorer au cours de l’année 2012, ni au début de l’année 2013. Mais malheureusement, emprisonné par la soi-disante règle vertueuse des 3%, François Hollande n’a pas renversé la donne en matière d’amélioration des moyens humains dans la fonction publique. Candidat, il avait promis 50 000 postes supplémentaires dans l’Education nationale. Président, les effectifs des forces de l’ordre ont stagné jusqu’aux attentats sanglants de novembre 2015, il y a près d’un an. Depuis, devant le congrès réuni à Versailles, il a promis une augmentation des effectifs policiers.

Mais le nombre de fonctionnaires ne suffit pas. Il faut aussi donner des moyens : voitures, gilets pare balle, armements …

Je l’ai dit au début de mon poste, tous les mois les forces de l’ordre sont victimes d’agression lors de leurs missions. Il y a celles qui sont médiatisées car filmées par hasard dans la rue ou pendant une manifestation parasitée par des casseurs voulant en découdre avec les policiers. Nous avons tous ces images en tête. Et puis, il y a toutes celles que nous ne voyons pas et que les forces de l’ordre taisent par dignité et par respect parce qu’un policier est par nature un protecteur et non une victime. Mais aujourd’hui, et de plus en plus, un policier peut aussi être une victime quand il protège.

En tant que républicain, je suis naturellement du côté de l’Etat de droit. Je sais que les policiers n’ont pas le droit de faire grève. Mais je note que ceux qui sont allés jusqu’à cette extrémité, en réaction à la violence dont ils sont victimes, l’ont fait avec dignité et respect : de nuit, pas à la vue de tous. Ce n’était pas de leur part une volonté d’enfreindre les lois de la République. Non. J’y vois pour ma part un appel au secours.

C’est pourquoi, face aux grèves de nuit des policiers, j’encourage la compréhension plutôt que la sanction. On ne blâme pas une personne qui demande du secours. On lui vient en aide. C’est cette réponse que j’attends du gouvernement.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 20 Octobre 2016 à 10:15 | {0} Commentaires

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