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France
A chaque nouvelle année, nouvelles hausses de prix. 2011 n’y échappe pas. Dès janvier, EDF a annoncé une hausse de 3% des tarifs sur l’électricité, justifiée par l’application de la loi NOME (comprendre : Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité).
Il s’agit de la transposition d’une directive européenne obligeant EDF à revendre le quart de son parc nucléaire aux entreprises privées pour ne plus être en situation de monopole sur le territoire national.
Sauf que le revenu de cette vente est deux fois inférieur à son coût réel, afin de répondre aux standards concurrentiels du libre marché, d’où une perte sèche pour le groupe.
Vous avez dit jackpot ?
C’est ce qu’on appelle le principe de libre concurrence : on dépèce de ses biens un fleuron national pour permettre à ses concurrents de s’en emparer.
Mais surtout, ces groupes privés ne sont pas sujets aux mêmes législations qu’une entreprise nationale, destinée à assurer une mission de service public. D’où une déréglementation des prix pour les usagers…
Dès lors, l’équation est simple : une baisse de recettes conjuguée à davantage de contraintes financières par rapport à ses concurrents et ce sont les ménages qui passent à la caisse, au détriment de leur pouvoir d’achat.
Et l’augmentation des tarifs d’EDF va crescendo : +1,1% en 2007, + 2% en 2008, + 2,2% en 2009, + 3,4% en juillet 2010, il y a 6 mois seulement...
La matrice libérale a sa logique que la raison déplore.
A Bruxelles, on ne cesse de nous vanter les vertus économiques de ce « tout concurrentiel », qui doit favoriser le pouvoir d’achat des consommateurs.
Or, dans le seul secteur énergétique, l’épreuve des faits dévoile une autre vérité.
Depuis la fusion de GDF et du groupe Suez, les prix du gaz n’ont cessé de flamber, avec pour point d’orgue une augmentation de 15% des tarifs en 2010. Dans le cas d’EDF, les experts prévoient une augmentation des prix allant jusqu’à 25% d’ici 2015.
Dans le même temps, en plein contexte de crise économique et sociale, impayés et coupures de courant n’ont jamais été aussi importants. Près de 3 millions et demi de foyers dépensent plus de 10% de leurs revenus pour régler leurs factures d'énergie, ce qui les placent en situation de précarité énergétique.
Le MRC s’indigne que l’on impute aux ménages les surcoûts du dogme libéral. Il est tant que la France retrouve sa souveraineté nationale, seul levier pour protéger les plus démunis d’un capitalisme déshumanisé!
Il s’agit de la transposition d’une directive européenne obligeant EDF à revendre le quart de son parc nucléaire aux entreprises privées pour ne plus être en situation de monopole sur le territoire national.
Sauf que le revenu de cette vente est deux fois inférieur à son coût réel, afin de répondre aux standards concurrentiels du libre marché, d’où une perte sèche pour le groupe.
Vous avez dit jackpot ?
C’est ce qu’on appelle le principe de libre concurrence : on dépèce de ses biens un fleuron national pour permettre à ses concurrents de s’en emparer.
Mais surtout, ces groupes privés ne sont pas sujets aux mêmes législations qu’une entreprise nationale, destinée à assurer une mission de service public. D’où une déréglementation des prix pour les usagers…
Dès lors, l’équation est simple : une baisse de recettes conjuguée à davantage de contraintes financières par rapport à ses concurrents et ce sont les ménages qui passent à la caisse, au détriment de leur pouvoir d’achat.
Et l’augmentation des tarifs d’EDF va crescendo : +1,1% en 2007, + 2% en 2008, + 2,2% en 2009, + 3,4% en juillet 2010, il y a 6 mois seulement...
La matrice libérale a sa logique que la raison déplore.
A Bruxelles, on ne cesse de nous vanter les vertus économiques de ce « tout concurrentiel », qui doit favoriser le pouvoir d’achat des consommateurs.
Or, dans le seul secteur énergétique, l’épreuve des faits dévoile une autre vérité.
Depuis la fusion de GDF et du groupe Suez, les prix du gaz n’ont cessé de flamber, avec pour point d’orgue une augmentation de 15% des tarifs en 2010. Dans le cas d’EDF, les experts prévoient une augmentation des prix allant jusqu’à 25% d’ici 2015.
Dans le même temps, en plein contexte de crise économique et sociale, impayés et coupures de courant n’ont jamais été aussi importants. Près de 3 millions et demi de foyers dépensent plus de 10% de leurs revenus pour régler leurs factures d'énergie, ce qui les placent en situation de précarité énergétique.
Le MRC s’indigne que l’on impute aux ménages les surcoûts du dogme libéral. Il est tant que la France retrouve sa souveraineté nationale, seul levier pour protéger les plus démunis d’un capitalisme déshumanisé!
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mardi 25 Janvier 2011 à 09:32
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