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Conseil régional
Le groupe MRC du Conseil Régional d’Île-de-France proposera une délibération à la séance plénière des 17 et 18 Novembre prochains. L’objet de cette “niche” (projet de délibération qui émane d’un groupe politique et non de l’exécutif) rejoint deux grandes questions d’actualité : Comment se défaire concrètement de la tutelle de la finance mondialisée ? Comment sortir du piège de la dette ?
Le problème de la dette, que le gouvernement réduit caricaturalement à l’enjeu de son volume, se résume ainsi : qui est notre créancier ? A qui choisissons-nous d’emprunter ? Si les agences de notation ont aujourd’hui pris une telle importance, c’est d’abord parce que les Etats et les collectivités territoriales contractent l’emprunt auprès du système bancaire et sur les marchés financiers. Il faut prendre pour exemple le Japon, qui malgré son taux d’endettement (200% du PIB lorsqu’il n’est “que” de 80% en France), garde la capacité d’agir et de rembourser : l’Etat emprunte auprès de ses propres citoyens à plus de 95% ! Dans cette situation, le chantage des agences de notation est sans objet.
La Région Île de France a fait le choix, depuis 2001, de lever l’emprunt sur les marchés afin de bénéficier de taux d’intérêt très faibles, ce qui permet d’alléger la charge de la dette. Ce choix, opérationnel et pertinent par beau temps, se révèle menaçant lorsque survient la tempête. La crise de confiance expose alors les emprunteurs aux volontés de leurs créanciers. C’est la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui la Grèce.
Le projet de la niche que je présenterai consiste donc à changer les modalités de l’emprunt pour financer les investissements de la Région. La France a un atout qui mérite d’être mobilisé : l’épargne des ménages qui est l’une des plus importantes au monde. Nous proposons donc d’emprunter directement auprès des citoyens franciliens plutôt que de solliciter investisseurs internationaux, pools bancaires et hedge funds. En faisant cela, le groupe MRC entend relocaliser la dette régionale. Cette contribution concrète à la démondialisation de notre économie sera un levier efficace pour permettre au politique de reprendre un morceau de pouvoir à la finance, et de renforcer simultanément le lien qui nous unit aux Franciliens.
Car l’objectif est double : en choisissant demain l’Emprunt Régional Citoyen pour épargner, les ménages franciliens contribueront activement à la mise en œuvre des politiques publiques régionales. l s’agit de rapatrier la dette en Île de France : nous préférons devoir de l’argent à ceux dont nous avons reçu mandat, plutôt qu’à un hedge fund qui se dore la pilule sous un palmier aux Îles Vierges. Cet Emprunt Régional Citoyen sera demain un levier pour financer des lycées, des politiques de redynamisation de l’économie francilienne, des services de proximité, l’amélioration des transports publics...
Cette initiative du MRC est un exemple concret des solutions républicaines promues et incarnées dans la campagne présidentielle par Jean-Pierre Chevènement.
Le problème de la dette, que le gouvernement réduit caricaturalement à l’enjeu de son volume, se résume ainsi : qui est notre créancier ? A qui choisissons-nous d’emprunter ? Si les agences de notation ont aujourd’hui pris une telle importance, c’est d’abord parce que les Etats et les collectivités territoriales contractent l’emprunt auprès du système bancaire et sur les marchés financiers. Il faut prendre pour exemple le Japon, qui malgré son taux d’endettement (200% du PIB lorsqu’il n’est “que” de 80% en France), garde la capacité d’agir et de rembourser : l’Etat emprunte auprès de ses propres citoyens à plus de 95% ! Dans cette situation, le chantage des agences de notation est sans objet.
La Région Île de France a fait le choix, depuis 2001, de lever l’emprunt sur les marchés afin de bénéficier de taux d’intérêt très faibles, ce qui permet d’alléger la charge de la dette. Ce choix, opérationnel et pertinent par beau temps, se révèle menaçant lorsque survient la tempête. La crise de confiance expose alors les emprunteurs aux volontés de leurs créanciers. C’est la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui la Grèce.
Le projet de la niche que je présenterai consiste donc à changer les modalités de l’emprunt pour financer les investissements de la Région. La France a un atout qui mérite d’être mobilisé : l’épargne des ménages qui est l’une des plus importantes au monde. Nous proposons donc d’emprunter directement auprès des citoyens franciliens plutôt que de solliciter investisseurs internationaux, pools bancaires et hedge funds. En faisant cela, le groupe MRC entend relocaliser la dette régionale. Cette contribution concrète à la démondialisation de notre économie sera un levier efficace pour permettre au politique de reprendre un morceau de pouvoir à la finance, et de renforcer simultanément le lien qui nous unit aux Franciliens.
Car l’objectif est double : en choisissant demain l’Emprunt Régional Citoyen pour épargner, les ménages franciliens contribueront activement à la mise en œuvre des politiques publiques régionales. l s’agit de rapatrier la dette en Île de France : nous préférons devoir de l’argent à ceux dont nous avons reçu mandat, plutôt qu’à un hedge fund qui se dore la pilule sous un palmier aux Îles Vierges. Cet Emprunt Régional Citoyen sera demain un levier pour financer des lycées, des politiques de redynamisation de l’économie francilienne, des services de proximité, l’amélioration des transports publics...
Cette initiative du MRC est un exemple concret des solutions républicaines promues et incarnées dans la campagne présidentielle par Jean-Pierre Chevènement.
CP_ Création d'un Emprunt Régional Citoyen.pdf
(134.72 Ko)
CR 119-11 niche MRC.pdf
(836.7 Ko)
Synthèse Niche MRC.doc
(26.5 Ko)
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