Mobiliser l’épargne des Français, une idée qui fait son chemin
Le groupe MRC a été à l’initiative du projet d’emprunt citoyen au Conseil régional d’Ile-de-France visant à mobiliser l’épargne des franciliens au service de l’économie de notre région. Ce projet républicain rompt avec l’orthodoxie économique et budgétaire sociale-libérale qui a contaminé la gauche française depuis l’ouverture de la parenthèse libérale en 1983 et qui n’a depuis jamais été refermé au PS.
Rapidement, depuis les années 80, le monde de la finance est devenu le maitre de l’économie française en accordant ou non des prêts aux collectivités territoriales et aux entreprises désireuses d’investir. Alors que les banques devaient servir le financement de l’économie, elles ont progressivement voulu asservir les entreprises, les élus et les peuples (le cas de la Grèce en est significatif).

La gauche doit rompre avec ce système financier globalisé qui est déconnecté de la réalité, des besoins de l’économie française et des aspirations de nos concitoyens.

Dimanche dernier, dans son discours du Bourget, le principal candidat de la gauche a déclaré qu’il souhaitait mobiliser « l’épargne des Français en créant un livret d’épargne dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes». Jeudi, lors de la présentation de son programme, il a annoncé qu’il en ferait son deuxième engagement pour relancer la production l’emploi et la croissance. Cette proposition est encourageante car elle montre que le PS manifeste des velléités de changement dans le financement de l’économie : chercher l’argent là où il est et ne pas enrichir les actionnaires des banques.

Mais nous sommes encore loin de la rupture tant attendu avec la logique des marchés financiers placée sous le signe de la spéculation et de l’enrichissement des plus gros aux détriments des ménages et des petites et moyennes entreprises. Loin aussi de la rupture avec le dogme de l’euro fort qui casse nos exportations, notre industrie et l’emploi. Pour ce prochain quinquennat, le président qui sera élu en mai devra agir par des mesures micro-économiques (la proposition de mobiliser l’épargne des Français va dans le bon sens), mais surtout macro-économique : contrôler la monnaie unique !

Du côté socialiste, toutes les lignes n’ont pas encore bougées. La pensée monétariste maastrichtienne est encore dans les têtes. Le changement n’est pas encore pour maintenant.

Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Lundi 30 Janvier 2012 à 14:44 | {0} Commentaires
Le quinquennat de trop !
Il y a 4 ans, le candidat Sarkozy devait être le président du pouvoir d’achat, de la réforme du service public, d’une France de propriétaires. Il s’engageait à diminuer les impôts des ménages, consolider les retraites, restaurer la compétitivité de nos entreprises françaises.

Des promesses de campagne à l’application, les français ont pu constater la réalité. La diminution de la fiscalité des ménages est passée par le bouclier fiscal pour favoriser les plus aisés ; la réforme du service public s’est réduite au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ; la consolidation des retraites a abouti à l’augmentation des annuités de cotisations ; le développement de nos entreprises par la réforme de la taxe professionnelle au détriment des collectivités territoriales…

Ces choix politiques, Sarkozy Président les a assumés, coûte que coûte, même quand sa propre majorité l’appelait à la raison.

Mais voilà que patatras : les mesures annoncées hier par le gouvernement pour ce énième plan d’austérité contraignent Monsieur Sarkozy à tomber le masque.
Et le président a beau sur-utiliser la crise pour se donner une prestance sur la scène internationale, pour justifier tous les maux qui frappent les français, ces derniers ne sont plus dupes.

La réalité est cruelle pour le Président Sarkozy. Ce nouveau plan d’austérité résulte d’une diminution des recettes, suite au dernier plan de rigueur. En clair, les mesures adoptées rapportent moins que ce que le gouvernement attendait et la croissance s’en trouve impactée. Preuve -s’il en fallait après l’exemple grec- que la rigueur est un frein à la croissance. Nous sommes loin de « j’irai chercher un point de croissance avec les dents » !

Dans son annonce, M. Fillon a habilement évoqué un plan de 7 milliards d’économies alors qu’il s’agit dans les faits de nouvelles recettes, et donc de nouveaux impôts pour les Français. Il s’agit pour l’essentiel du détricotage des principales réformes de l’ère Sarkozy. L’aveu de ses promesses non tenues aussi.

La création d’un taux de TVA intermédiaire à 7%, notamment sur les produits de consommation, a le mérite d’assurer des recettes rapides à l’Etat mais au détriment des personnes aux plus bas revenus. Rien n’est plus injuste que l’augmentation d’une taxe qui touche tous les Français, sans prendre en compte leur niveau de ressources. Envolé le pouvoir d’achat !

Le bel argumentaire de la justification de l’abandon de la taxe professionnelle pour augmenter la compétitivité des entreprises tombe aujourd’hui. Avec la majoration de 5% de l’impôt sur les sociétés réalisant plus de 250 millions de chiffres d’affaires, Nicolas Sarkozy augmente la pression fiscale au bénéfice de l’Etat et non plus des collectivités locales.

Le quart des 7 milliards est aussi le fruit de réduction de dépense sur les prestations sociales et familiales, sur l’assurance maladie et sur les fonctionnaires. Nous sommes loin des déclarations du candidat : « j’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence » et « je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé ».

Ce plan de rigueur restera l’héritage du quinquennat de Monsieur Sarkozy : des réformes inadaptées, irréfléchies et en définitif néfastes pour la France et les Français.
Il nous faut tirer une leçon des mauvaises décisions prises ces dernières années : une politique d’austérité ne peut entrainer qu’une spirale d’austérité.

Seul un véritable plan de relance économique, tel que celui présenté dans la déclaration de candidature de Jean-Pierre Chevènement, permettra à notre pays de sortir de la crise. La seule garantie d’une reprise de l’emploi et de l’augmentation du pouvoir d’achat.

Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 10 Novembre 2011 à 11:37 | {0} Commentaires
L' enfumage de M. Wauquiez
La petite phrase de Laurent Wauquiez a fait l’effet d’une bombe. « Aujourd’hui, un couple qui est au Revenu de Solidarité Active (RSA), en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au SMIC ».

Faux et archi-faux ! Qu’importe, le mythe a fait son chemin. Aux yeux du gouvernement, instiller une idée fausse dans l’opinion permet de tâter le terrain et de donner quelques signaux à l’électorat populaire que l’on croit récupérable moyennant quelques ronds de jambe.

J’y vois une manœuvre grossière de la droite, paniquée par l’ascension de Marine Le Pen et le risque réel pour Nicolas Sarkozy de ne pas se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. En montrant du doigt une minorité de prétendus privilégiés, Laurent Wauquiez tente d’appliquer la logique d’exclusion propre à l’extrême-droite, croyant naïvement que sa gesticulation lui attirera les sympathies des classes populaires !

C’est dire où en arrivé le gouvernement. Sur le fond de l’affaire, M. Wauquiez, ministre de l’Europe, dont on se demande ce qu’il vient faire sur le terrain social, fait mine d’ignorer la loi. En fait, tout allocataire du Revenu de Solidarité Active se trouve dans l’obligation de chercher un emploi. Lors du vote de la loi, un certain Laurent Wauquiez s’était opposé à l’inscription obligatoire au Pôle Emploi, afin de ne pas faire grossir les chiffres du chômage. Comme quoi, l’histoire est parfois cruelle !

Passons sur ce détail. Laurent Wauquiez voudrait instituer cinq heures de travail hebdomadaire obligatoires pour tout allocataire du RSA. Cette mesure a priori de bon sens pénaliserait les travailleurs les moins qualifiés et les plus défavorisés. En instaurant une concurrence entre les travailleurs pauvres et les chômeurs touchant le RSA, Monsieur Wauquiez nivellerait donc les salaires par le bas.

Sous couvert de lutte contre l’assistanat, l’Etat perdrait de l’argent en aggravant les inégalités et le coût du traitement social de la pauvreté.

Seules les grandes entreprises y gagneraient. Une telle réforme leur fournirait une main d’œuvre abondante très bon marché, taillable et corvéable à merci grâce à ses cinq heures de travail obligatoires par semaine.

Jeune loup de l’UMP, Monsieur Wauquiez défend donc les intérêts du grand patronat. Quoi de bien étonnant ?

Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 13 Mai 2011 à 12:37 | {0} Commentaires
Danger : basse tension !

Petite devinette : qu’est-ce qui a été imposé par des directives européennes, coûte plus cher à l’achat et s’avère nocif pour la santé ?

Réponse : les ampoules basse consommation !

Souvenez-vous : en 2009, les chantres de l’Europe sans frontières chantaient les louanges de la Commission européenne en se félicitant de l’interdiction des ampoules à incandescence à l’horizon 2011-2012. Ces eurobéats libertaires n’avaient pas conscience d’ouvrir une double boîte de Pandore.

Car en plus d’être un gouffre financier, la généralisation des ampoules basse consommation nuit directement à la santé des ménages. C’est ce que révèle la Commission de Sécurité du Consommateur qui a dernièrement émis un avis inquiétant sur la question. L’utilisateur d’ampoules basse consommation s’expose à de graves troubles sanitaires dus notamment à la présence de mercure. Des risques de troubles neurologiques sont même évoqués ! Preuve que l’application bête et méchante de mesures prétendument écologiques par les technocrates de Bruxelles met en danger la santé de nos concitoyens.

Cette affaire croise donc les affres de deux idéologies cousines : l’européisme et l’écologisme.
Toutes deux poussent jusqu’à l’absurde les idées pourtant nobles que sont la coopération des nations du vieux continent et le respect de l’environnement. Ces dévoiements parallèles ont en commun de sacrifier l’homme au profit d’une idée. « L’Europe, l’Europe, l’Europe ! » disait De Gaulle, comprenant qu’on ne construirait rien en détruisant le cadre naturel de la démocratie et de la souveraineté qu’est la Nation.

« La Nature, la Nature, la Nature » pourrait-on aujourd’hui ajouter, tant le capitalisme vert sanctifie l’idéologie écologique au détriment de l’homme. Singulièrement, les ampoules basse consommation font converger le mirage d’une nature sauvage privée d’humanité avec les intérêts du marché.

Sauf à considérer que l’écologisme mérite le sacrifice de la santé publique, nous devons retrouver la voie du progrès économique, social et humain.

Contre les funestes directives d’une Commission européenne aux mains des lobbies financiers, il est donc urgent d’attendre. Mais cela, nos gouvernants peuvent-ils seulement l’entendre ?


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 10 Mars 2011 à 11:51 | {0} Commentaires
Argent... trop cher !
Vous souvenez-vous du rapport sur la compétitivité France-Allemagne remis en janvier dernier à Eric Besson ? Aussitôt après sa publication, le ministre de l’Industrie et ses collègues de l’UMP martelaient le même message dans tous les média : les Français trop payés devraient s’aligner sur le modèle allemand. Comprendre : accepter des baisses de salaire afin d’accroître leur compétitivité.

Décidément, nous ne devons pas vivre dans le même pays. Dans le monde enchanté de l’UMP, le chômage diminue et les travailleurs français n’ont pas de problèmes de pouvoir d’achat.

Mystère et boule de gomme. Voilà qu’un rapport rectificatif de l’INSEE vient contredire les jolis mythes véhiculés par la droite. Non, l’industrie manufacturière française ne souffre pas d’un manque de compétitivité par rapport à sa voisine d’Outre-Rhin. Bien au contraire, la dernière enquête disponible, portant sur l’année 2008, établit que le coût horaire du travail d’usine atteint 33.37 euros en Allemagne contre seulement 33.16 euros en France !

Encore une fois, le gouvernement et la majorité UMP nous mentent. A l’origine de leurs erreurs, la croyance que la durée réelle de travail est de 35 heures, chiffre largement dépassé dans la réalité.

Comme par hasard, la campagne en faveur d’un alignement sur le modèle allemand coïncide avec la présentation du « pacte de compétitivité » européen. Par ce document, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel voudraient raboter nos droits à une retraite et un salaire décents.

Une preuve de plus que la fable décrivant des Français qui ne travaillent pas assez http://www.jeanmarcnicolle.fr/Intoxication-elementaire_a46.html trop cher sert les intérêts du néolibéralisme européen.

Pour entendre le gouvernement sur les vrais enjeux de la compétitivité française, il faudra repasser. La vulgate sarkozyste tait le manque d’investissement dans la recherche-développement ou de la responsabilité du libre-échange dans les délocalisations industrielles.

Gagner moins pour travailler plus : les Français le craignaient, Sarkozy le fait.

Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 4 Mars 2011 à 16:07 | {0} Commentaires
Intoxication élémentaire
Social-libéral dans l’âme, Manuel Valls a récemment proposé de revenir sur les 35 heures comme durée légale du travail. Tandis que la durée réelle d’activité hebdomadaire avoisine les 38 heures, la droite s’est engouffrée dans la brèche. Jean-François Copé et ses affidés jouent une partition bien connue : la France devrait s’aligner sur l’Allemagne. Adieu 35 heures et hausse des salaires !

Certes, l’Allemagne connaît une croissance économique impressionnante, dopée par le volume de ses exportations. Les chiffres sont éloquents :Berlin exporte sept fois plus que Paris vers la Chine et cinq fois plus vers l’Europe de l’Est et les pays du Golfe ! Une idée reçue veut que ce dynamisme soit la conséquence de la politique de baisse de salaire. Or, ce sophisme ne résiste pas à une analyse approfondie.

Dans sa dernière intervention à la Fondation Res Publica, l’économiste Patrick Artus expliquait : « Ce n’est pas la baisse des salaires qui a permis à l’Allemagne de gagner des parts de marché, c’est la montée en gamme et le développement de l’industrie ». Que le salarié allemand soit en moyenne payé 15% de moins que son voisin français pénalise la demande intérieure. Artus reste formel : les raisons du boom des exportations outre-Rhin sont à chercher ailleurs.

Je pourrais citer pêle-mêle la solidité d’un tissu industriel constitué de 250 000 entreprises de taille moyenne tournées vers l’export ou encore les liens entre recherche fondamentale et recherche appliquée qui favorisent la réactivité allemande par rapport à la demande internationale.

Enfin, la fiscalité allemande transfère une partie des charges des entreprises vers une «TVA sociale » taxant la consommation. Tout en favorisant l’embauche, ce mécanisme pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs et la croissance allemande. A tel point que la très libérale Angela Merkel envisage de revaloriser les salaires afin de relancer une consommation intérieure en berne.

Qu’on se le dise : les 35 heures et le coût du travail n’obèrent pas la croissance française. J’ose émettre une hypothèse : et si tout cela n’était qu’un leurre pour nous faire avaler une énième pilule antisociale ?

Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 27 Janvier 2011 à 07:01 | {0} Commentaires
SOS services publics
Jeudi dernier, la SNCF a présenté son plan d’urgence pour corriger les perturbations de ses « douze lignes malades ». En annonçant le renforcement d’un service qualité sur quelques points sensibles, Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF soutenu par le gouvernement, pose des rustines sur un radeau à la dérive.

Au nom de la construction européenne et de l’infaillibilité des directives et traités européens, la sacrosainte politique de la concurrence conduit en effet la SNCF à une privatisation rampante. Quitte à délaisser sa mission de service public, que nos gouvernants considèrent comme un anachronisme malvenu.

Rentabilité oblige, à la SNCF, la priorité est désormais à la réduction draconienne des coûts Résultat : des gares qui ferment, des équipements obsolètes qui ralentissent le trafic, un refus
de miser sur la recherche et l’industrie française.

A EDF, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Depuis d’adoption de la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité), EDF doit financer l’ouverture du marché de l’énergie. Autrement dit, l’entreprise (de moins en moins) publique est obligée de céder un quart de sa production nucléaire aux fournisseurs d’électricité alternatifs. Le manque à gagner est de taille puisqu’EDF brade ses services, faisant payer à ses concurrents un prix deux fois plus faible que celui réservé aux consommateurs !

Non moins scandaleux, le gaspillage orchestré par le Grenelle de l’environnement laisse pantois. Par pur dogmatisme écologiste, EDF est sommée de racheter l’électricité renouvelable produite par les éoliennes et le photovoltaïque, alors même que l’on ne sait toujours pas comment recycler ces équipements.

Aucun intérêt écologique ni même économique là-dedans, le bénéfice se veut politique pour un gouvernement en quête de rachat. Alors que la consommation d’énergie bat des records en France, la droite refuse d’accomplir le moindre effort en faveur de la recherche. Une telle irresponsabilité laisse songeur. Comment répondre aux nouveaux besoins des entreprises, relancer l’industrie française, sans investir dans la recherche sur la production d’énergie ? En période de crise, ce constat devient de plus en plus alarmant.

Et pendant ce temps, la facture des français en matière de transports et d’électricité continue d’augmenter…


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mercredi 26 Janvier 2011 à 07:01 | {0} Commentaires
Chute de tension
A chaque nouvelle année, nouvelles hausses de prix. 2011 n’y échappe pas. Dès janvier, EDF a annoncé une hausse de 3% des tarifs sur l’électricité, justifiée par l’application de la loi NOME (comprendre : Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité).
Il s’agit de la transposition d’une directive européenne obligeant EDF à revendre le quart de son parc nucléaire aux entreprises privées pour ne plus être en situation de monopole sur le territoire national.

Sauf que le revenu de cette vente est deux fois inférieur à son coût réel, afin de répondre aux standards concurrentiels du libre marché, d’où une perte sèche pour le groupe.

Vous avez dit jackpot ?
C’est ce qu’on appelle le principe de libre concurrence : on dépèce de ses biens un fleuron national pour permettre à ses concurrents de s’en emparer.

Mais surtout, ces groupes privés ne sont pas sujets aux mêmes législations qu’une entreprise nationale, destinée à assurer une mission de service public. D’où une déréglementation des prix pour les usagers…
Dès lors, l’équation est simple : une baisse de recettes conjuguée à davantage de contraintes financières par rapport à ses concurrents et ce sont les ménages qui passent à la caisse, au détriment de leur pouvoir d’achat.

Et l’augmentation des tarifs d’EDF va crescendo : +1,1% en 2007, + 2% en 2008, + 2,2% en 2009, + 3,4% en juillet 2010, il y a 6 mois seulement...

La matrice libérale a sa logique que la raison déplore.
A Bruxelles, on ne cesse de nous vanter les vertus économiques de ce « tout concurrentiel », qui doit favoriser le pouvoir d’achat des consommateurs.
Or, dans le seul secteur énergétique, l’épreuve des faits dévoile une autre vérité.

Depuis la fusion de GDF et du groupe Suez, les prix du gaz n’ont cessé de flamber, avec pour point d’orgue une augmentation de 15% des tarifs en 2010. Dans le cas d’EDF, les experts prévoient une augmentation des prix allant jusqu’à 25% d’ici 2015.

Dans le même temps, en plein contexte de crise économique et sociale, impayés et coupures de courant n’ont jamais été aussi importants. Près de 3 millions et demi de foyers dépensent plus de 10% de leurs revenus pour régler leurs factures d'énergie, ce qui les placent en situation de précarité énergétique.

Le MRC s’indigne que l’on impute aux ménages les surcoûts du dogme libéral. Il est tant que la France retrouve sa souveraineté nationale, seul levier pour protéger les plus démunis d’un capitalisme déshumanisé!

Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mardi 25 Janvier 2011 à 09:32 | {0} Commentaires
Osons affronter le réel
Le procès d’Eric Zemmour s’est déroulé la semaine dernière. Il offre l’occasion d’un débat sur notre société, notre politique d’intégration, notre regard sur la délinquance et nos réponses. Il aurait dû permettre une analyse sur les causes plutôt qu’une simplification des propos tenus.

Diverses associations poursuivent le journaliste du Figaro pour diffamation et incitation à la haine raciale. Je ne me placerai pas sur le terrain de la liberté de la presse pour défendre la libre expression de cet essayiste.

Je m’interroge en revanche sur la nécessité pour l’intelligentsia et les salles de presse de se saisir de ce sujet en l’assimilant à l’expression d’une parole raciste. Le raccourci Zemmour = Le Pen est bien pratique. Il permet de jeter l’opprobre sur tous ceux, politiques ou intellectuels- qui osent faire entendre une autre voix.

Est-il encore possible, dans notre pays, de regarder une réalité en face sans être taxé de xénophobe ? Et, avant de crier au racisme, s’est-on seulement interrogé sur la véracité des propos incriminés ?

Eric Zemmour a affirmé que « la plupart des délinquants sont noirs et arabes ». Exprimée avec rudesse, cette phrase n’est pas en soi une déclaration raciste. Elle fait écho à une triste réalité que les cris d’orfraie de la bien-pensance ne peuvent effacer. Comme le rappelle Jean-Pierre Chevènement dans sa lettre de soutien à Eric Zemmour, force est de constater la surreprésentation des populations d’immigration récente parmi les auteurs des crimes et délits. Malgré l’interdiction des statistiques ethniques, de nombreuses études de la police judiciaire le prouvent.

Briser ce tabou n’induit aucune prétendue prédisposition ethnique à la délinquance. En républicain convaincu, j’attribue ces chiffres aux difficultés socio-économiques des banlieues ainsi qu’à l’inefficacité des politiques d’accès à la citoyenneté.

Contre la politique de l’autruche pratiquée par nos élites, je préconise le recours à la République sociale comme matrice de l’assimilation. Mon action au Kremlin-Bicêtre œuvre pour l’intégration de chacun dans la communauté des citoyens égaux en droits et devoirs. Cela passe par des symboles forts, comme l’accueil en mairie des nouveaux citoyens majeurs ou naturalisés.

Mais aussi par des politiques concrètes qui donnent corps à la mixité sociale, proposent des services publics ouverts à tous, guidés par le principe de laïcité et le refus des communautarismes.

Autour de Jean-Luc Laurent, au plus près des réalités, je m’attache à construire la ville de tous les Kremlinois.

Rédigé par Jean-marc Nicolle le Vendredi 14 Janvier 2011 à 11:50 | {1} Commentaires
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