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Grand Paris
Souvenez-vous, le 1er septembre dernier, Michel Mercier, alors ministre en charge du Grand Paris réaffirmait que l’Etat mettrait quatre milliards sur la table pour financer le projet . Quelques semaines ont passé, de l’eau a coulé sous les ponts, des ministres ont valsé et cette promesse de gascon est partie en fumée. Une fois de plus, un engagement du gouvernement se révèle être un simple effet de manche.
Plus grave, le Président des riches alourdit un peu plus la pression fiscale qui pèse sur les ménages par la création d’une nouvelle taxe d’équipement (TSE).
Ainsi, le projet de loi de finances rectificatif actuellement examiné par la Commission Mixte Paritaire composée de députés et de sénateurs ponctionne les ménages afin de pallier cet énième renoncement de l’Etat. Cela en dit long sur l’idée que le tandem Sarkozy-Fillon se fait de la morale publique. Est-ce le même Nicolas Sarkozy ou un sosie qui déclarait le 15 octobre 2009 : « Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas » ?
Comme toute taxe, la TSE touche indifféremment les ménages les plus fragiles comme les plus aisés. Faire payer le prix du Grand Paris aux plus modestes trahit donc tous les engagements présidentiels et n’engage aucune réflexion autour de l’impôt ou de la justice fiscale, notion que la droite semble ignorer. Et pour cause, la TSE du Grand Paris applique un taux réduit additionnel à la taxe d’habitation et aux taxes foncières sur les propriétés sur une base très large qui fait fi des critères sociaux.
Comble du cynisme, aux yeux du citoyen qui reçoit sa feuille d’impôts sans examiner la répartition des taxes, la TSE apparaît comme une décision des élus locaux. Le gouvernement reporte donc lâchement la responsabilité sur les collectivités territoriales, majoritairement gérées par la gauche. Ne pas assumer ses dérobades, c’est aussi la marque de fabrique du sarkozysme.
La réforme annoncée du bouclier fiscal et de l’ISF laisse augurer de sombres jours pour l’égalité républicaine. A force d’appliquer un libéralisme échevelé, l’UMP oublie que plus de la moitié de la population française gagne moins de 1500 euros par mois. Aggraver le déclassement des classes moyennes par une affection fléchée de la TSE ?
Une peccadille aux yeux de la bande du Fouquet’s qui protège avant tout ses intérêts de classe. Ne l’oublions pas.
Plus grave, le Président des riches alourdit un peu plus la pression fiscale qui pèse sur les ménages par la création d’une nouvelle taxe d’équipement (TSE).
Ainsi, le projet de loi de finances rectificatif actuellement examiné par la Commission Mixte Paritaire composée de députés et de sénateurs ponctionne les ménages afin de pallier cet énième renoncement de l’Etat. Cela en dit long sur l’idée que le tandem Sarkozy-Fillon se fait de la morale publique. Est-ce le même Nicolas Sarkozy ou un sosie qui déclarait le 15 octobre 2009 : « Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas » ?
Comme toute taxe, la TSE touche indifféremment les ménages les plus fragiles comme les plus aisés. Faire payer le prix du Grand Paris aux plus modestes trahit donc tous les engagements présidentiels et n’engage aucune réflexion autour de l’impôt ou de la justice fiscale, notion que la droite semble ignorer. Et pour cause, la TSE du Grand Paris applique un taux réduit additionnel à la taxe d’habitation et aux taxes foncières sur les propriétés sur une base très large qui fait fi des critères sociaux.
Comble du cynisme, aux yeux du citoyen qui reçoit sa feuille d’impôts sans examiner la répartition des taxes, la TSE apparaît comme une décision des élus locaux. Le gouvernement reporte donc lâchement la responsabilité sur les collectivités territoriales, majoritairement gérées par la gauche. Ne pas assumer ses dérobades, c’est aussi la marque de fabrique du sarkozysme.
La réforme annoncée du bouclier fiscal et de l’ISF laisse augurer de sombres jours pour l’égalité républicaine. A force d’appliquer un libéralisme échevelé, l’UMP oublie que plus de la moitié de la population française gagne moins de 1500 euros par mois. Aggraver le déclassement des classes moyennes par une affection fléchée de la TSE ?
Une peccadille aux yeux de la bande du Fouquet’s qui protège avant tout ses intérêts de classe. Ne l’oublions pas.
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 17 Décembre 2010 à 08:01
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