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Régionales 2010
Retrouvez les grandes lignes de mon intervention prononcée hier soir devant une cinquantaine de militants au Conseil régional d'Ile-de-France.
Cette soirée a permis aux élus MRC du Conseil régional de présenter leurs délégations et de clarifier leur positionnement sur un certain nombre de grands dossiers (nucléaire, logement, Grand Paris, développement économique...) avant d'échanger avec les personnes présentes. Une belle soirée et une grande réussite!
Le pouvoir et la politique essuient des critiques de plus en plus violentes de la part des citoyens. La résignation et l’exaspération s’expriment de façon audible pour peu que l’on accepte d’y prêter l’oreille. En témoigne les résultats des dernières élections cantonales où plus de la moitié des Français ont préféré s’abstenir, et où plus d’un tiers de ceux qui se sont déplacés ont choisi librement de voter pour le Front National.
Les Français sont orphelins et disent leur dépit. Longtemps la pensée unique a choisi de montrer du doigt les électeurs du FN sans jamais juger utile de considérer les raisons de cette expression électorale. L’impopularité de l’exécutif, le climat délétère des affaires de mœurs qui se développent depuis quelque semaines, la crise économique et sociale face à laquelle l’opposition peine à fournir les réponses adéquates, donnent le sentiment que la politique est désormais devenue synonyme d’impuissance et de pouvoir refermé sur lui même, trop occupé à gérer ses propres privilèges. Cette atmosphère est très préoccupante car elle relègue les problèmes de fond au second plan.
Pourtant, il n’y a pas pénurie de difficultés devant nous. La crise financière, puis économique et sociale, menace de se transformer en crise politique. La rupture entre les peuples et leurs élites est manifeste en Europe : les manifestations incessantes à Athènes et les mouvement des Indignés en Espagne en sont des traductions très concrètes. Nous avons franchi un pallier. Incapables de penser l’avenir et la prospérité des Nations européennes, les libéraux conservateurs et les socio-libéraux, multiplient les décisions inopérantes et nuisibles. Dernier exemple en date, le pacte Merkel-Sarkozy, abusivement qualifié de « pacte pour l’euro » est une aberration. Il sanctuarise la politique d’austérité qui se donne pour seul objectif de réduire coûte que coûte les déficits. Cette recette se révélera fatale : les recettes des Etats se contractant plus rapidement que les dépenses. A ce rythme, les gouvernements européens devront annoncer d’autres restrictions dans les mois qui viennent. La politique économique est une réalité dynamique et les économistes libéraux ont oublié cette réalité têtue.
L’intégration européenne dont ils ont rédigé le plaidoyer pendant tant d’années, est à bout de souffle. L’articulation d’un fédéralisme technocratique qui piétine les démocraties nationales d’une part, et du capitalisme financier mondialisé qui écrase l’économie de production et l’industrie d’autre part, condamne l’Europe au déclassement. Dans une compétition mondiale relevée, où les pays émergents prétendent légitimement à jouer un nouveau rôle, l’Europe se paralyse et se résigne à voir partir sa force productive, sa capacité d’innovation et son génie industriel. Soit la France et les autres pays acceptent de revoir les règles de l’euro et de l’organisation de l’Union européenne, soit l’avenir de la monnaie unique et de notre continent sera durablement en berne.
Le MRC a une responsabilité particulière dans ce contexte car nous avons formulé les analyses anticipatrices, notamment sur la question européenne. La candidature annoncée de Jean-Pierre Chevènement pour l’échéance centrale de 2012 s’inscrit dans une conception exigente de la vie publique : le MRC est d’abord guidé par le souci du réel.
Les Français sont orphelins et disent leur dépit. Longtemps la pensée unique a choisi de montrer du doigt les électeurs du FN sans jamais juger utile de considérer les raisons de cette expression électorale. L’impopularité de l’exécutif, le climat délétère des affaires de mœurs qui se développent depuis quelque semaines, la crise économique et sociale face à laquelle l’opposition peine à fournir les réponses adéquates, donnent le sentiment que la politique est désormais devenue synonyme d’impuissance et de pouvoir refermé sur lui même, trop occupé à gérer ses propres privilèges. Cette atmosphère est très préoccupante car elle relègue les problèmes de fond au second plan.
Pourtant, il n’y a pas pénurie de difficultés devant nous. La crise financière, puis économique et sociale, menace de se transformer en crise politique. La rupture entre les peuples et leurs élites est manifeste en Europe : les manifestations incessantes à Athènes et les mouvement des Indignés en Espagne en sont des traductions très concrètes. Nous avons franchi un pallier. Incapables de penser l’avenir et la prospérité des Nations européennes, les libéraux conservateurs et les socio-libéraux, multiplient les décisions inopérantes et nuisibles. Dernier exemple en date, le pacte Merkel-Sarkozy, abusivement qualifié de « pacte pour l’euro » est une aberration. Il sanctuarise la politique d’austérité qui se donne pour seul objectif de réduire coûte que coûte les déficits. Cette recette se révélera fatale : les recettes des Etats se contractant plus rapidement que les dépenses. A ce rythme, les gouvernements européens devront annoncer d’autres restrictions dans les mois qui viennent. La politique économique est une réalité dynamique et les économistes libéraux ont oublié cette réalité têtue.
L’intégration européenne dont ils ont rédigé le plaidoyer pendant tant d’années, est à bout de souffle. L’articulation d’un fédéralisme technocratique qui piétine les démocraties nationales d’une part, et du capitalisme financier mondialisé qui écrase l’économie de production et l’industrie d’autre part, condamne l’Europe au déclassement. Dans une compétition mondiale relevée, où les pays émergents prétendent légitimement à jouer un nouveau rôle, l’Europe se paralyse et se résigne à voir partir sa force productive, sa capacité d’innovation et son génie industriel. Soit la France et les autres pays acceptent de revoir les règles de l’euro et de l’organisation de l’Union européenne, soit l’avenir de la monnaie unique et de notre continent sera durablement en berne.
Le MRC a une responsabilité particulière dans ce contexte car nous avons formulé les analyses anticipatrices, notamment sur la question européenne. La candidature annoncée de Jean-Pierre Chevènement pour l’échéance centrale de 2012 s’inscrit dans une conception exigente de la vie publique : le MRC est d’abord guidé par le souci du réel.
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mardi 7 Juin 2011 à 11:24
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