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France
Social-libéral dans l’âme, Manuel Valls a récemment proposé de revenir sur les 35 heures comme durée légale du travail. Tandis que la durée réelle d’activité hebdomadaire avoisine les 38 heures, la droite s’est engouffrée dans la brèche. Jean-François Copé et ses affidés jouent une partition bien connue : la France devrait s’aligner sur l’Allemagne. Adieu 35 heures et hausse des salaires !
Certes, l’Allemagne connaît une croissance économique impressionnante, dopée par le volume de ses exportations. Les chiffres sont éloquents :Berlin exporte sept fois plus que Paris vers la Chine et cinq fois plus vers l’Europe de l’Est et les pays du Golfe ! Une idée reçue veut que ce dynamisme soit la conséquence de la politique de baisse de salaire. Or, ce sophisme ne résiste pas à une analyse approfondie.
Dans sa dernière intervention à la Fondation Res Publica, l’économiste Patrick Artus expliquait : « Ce n’est pas la baisse des salaires qui a permis à l’Allemagne de gagner des parts de marché, c’est la montée en gamme et le développement de l’industrie ». Que le salarié allemand soit en moyenne payé 15% de moins que son voisin français pénalise la demande intérieure. Artus reste formel : les raisons du boom des exportations outre-Rhin sont à chercher ailleurs.
Je pourrais citer pêle-mêle la solidité d’un tissu industriel constitué de 250 000 entreprises de taille moyenne tournées vers l’export ou encore les liens entre recherche fondamentale et recherche appliquée qui favorisent la réactivité allemande par rapport à la demande internationale.
Enfin, la fiscalité allemande transfère une partie des charges des entreprises vers une «TVA sociale » taxant la consommation. Tout en favorisant l’embauche, ce mécanisme pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs et la croissance allemande. A tel point que la très libérale Angela Merkel envisage de revaloriser les salaires afin de relancer une consommation intérieure en berne.
Qu’on se le dise : les 35 heures et le coût du travail n’obèrent pas la croissance française. J’ose émettre une hypothèse : et si tout cela n’était qu’un leurre pour nous faire avaler une énième pilule antisociale ?
Certes, l’Allemagne connaît une croissance économique impressionnante, dopée par le volume de ses exportations. Les chiffres sont éloquents :Berlin exporte sept fois plus que Paris vers la Chine et cinq fois plus vers l’Europe de l’Est et les pays du Golfe ! Une idée reçue veut que ce dynamisme soit la conséquence de la politique de baisse de salaire. Or, ce sophisme ne résiste pas à une analyse approfondie.
Dans sa dernière intervention à la Fondation Res Publica, l’économiste Patrick Artus expliquait : « Ce n’est pas la baisse des salaires qui a permis à l’Allemagne de gagner des parts de marché, c’est la montée en gamme et le développement de l’industrie ». Que le salarié allemand soit en moyenne payé 15% de moins que son voisin français pénalise la demande intérieure. Artus reste formel : les raisons du boom des exportations outre-Rhin sont à chercher ailleurs.
Je pourrais citer pêle-mêle la solidité d’un tissu industriel constitué de 250 000 entreprises de taille moyenne tournées vers l’export ou encore les liens entre recherche fondamentale et recherche appliquée qui favorisent la réactivité allemande par rapport à la demande internationale.
Enfin, la fiscalité allemande transfère une partie des charges des entreprises vers une «TVA sociale » taxant la consommation. Tout en favorisant l’embauche, ce mécanisme pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs et la croissance allemande. A tel point que la très libérale Angela Merkel envisage de revaloriser les salaires afin de relancer une consommation intérieure en berne.
Qu’on se le dise : les 35 heures et le coût du travail n’obèrent pas la croissance française. J’ose émettre une hypothèse : et si tout cela n’était qu’un leurre pour nous faire avaler une énième pilule antisociale ?
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 27 Janvier 2011 à 07:01
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