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France
La petite phrase de Laurent Wauquiez a fait l’effet d’une bombe. « Aujourd’hui, un couple qui est au Revenu de Solidarité Active (RSA), en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au SMIC ».
Faux et archi-faux ! Qu’importe, le mythe a fait son chemin. Aux yeux du gouvernement, instiller une idée fausse dans l’opinion permet de tâter le terrain et de donner quelques signaux à l’électorat populaire que l’on croit récupérable moyennant quelques ronds de jambe.
J’y vois une manœuvre grossière de la droite, paniquée par l’ascension de Marine Le Pen et le risque réel pour Nicolas Sarkozy de ne pas se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. En montrant du doigt une minorité de prétendus privilégiés, Laurent Wauquiez tente d’appliquer la logique d’exclusion propre à l’extrême-droite, croyant naïvement que sa gesticulation lui attirera les sympathies des classes populaires !
C’est dire où en arrivé le gouvernement. Sur le fond de l’affaire, M. Wauquiez, ministre de l’Europe, dont on se demande ce qu’il vient faire sur le terrain social, fait mine d’ignorer la loi. En fait, tout allocataire du Revenu de Solidarité Active se trouve dans l’obligation de chercher un emploi. Lors du vote de la loi, un certain Laurent Wauquiez s’était opposé à l’inscription obligatoire au Pôle Emploi, afin de ne pas faire grossir les chiffres du chômage. Comme quoi, l’histoire est parfois cruelle !
Passons sur ce détail. Laurent Wauquiez voudrait instituer cinq heures de travail hebdomadaire obligatoires pour tout allocataire du RSA. Cette mesure a priori de bon sens pénaliserait les travailleurs les moins qualifiés et les plus défavorisés. En instaurant une concurrence entre les travailleurs pauvres et les chômeurs touchant le RSA, Monsieur Wauquiez nivellerait donc les salaires par le bas.
Sous couvert de lutte contre l’assistanat, l’Etat perdrait de l’argent en aggravant les inégalités et le coût du traitement social de la pauvreté.
Seules les grandes entreprises y gagneraient. Une telle réforme leur fournirait une main d’œuvre abondante très bon marché, taillable et corvéable à merci grâce à ses cinq heures de travail obligatoires par semaine.
Jeune loup de l’UMP, Monsieur Wauquiez défend donc les intérêts du grand patronat. Quoi de bien étonnant ?
Faux et archi-faux ! Qu’importe, le mythe a fait son chemin. Aux yeux du gouvernement, instiller une idée fausse dans l’opinion permet de tâter le terrain et de donner quelques signaux à l’électorat populaire que l’on croit récupérable moyennant quelques ronds de jambe.
J’y vois une manœuvre grossière de la droite, paniquée par l’ascension de Marine Le Pen et le risque réel pour Nicolas Sarkozy de ne pas se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. En montrant du doigt une minorité de prétendus privilégiés, Laurent Wauquiez tente d’appliquer la logique d’exclusion propre à l’extrême-droite, croyant naïvement que sa gesticulation lui attirera les sympathies des classes populaires !
C’est dire où en arrivé le gouvernement. Sur le fond de l’affaire, M. Wauquiez, ministre de l’Europe, dont on se demande ce qu’il vient faire sur le terrain social, fait mine d’ignorer la loi. En fait, tout allocataire du Revenu de Solidarité Active se trouve dans l’obligation de chercher un emploi. Lors du vote de la loi, un certain Laurent Wauquiez s’était opposé à l’inscription obligatoire au Pôle Emploi, afin de ne pas faire grossir les chiffres du chômage. Comme quoi, l’histoire est parfois cruelle !
Passons sur ce détail. Laurent Wauquiez voudrait instituer cinq heures de travail hebdomadaire obligatoires pour tout allocataire du RSA. Cette mesure a priori de bon sens pénaliserait les travailleurs les moins qualifiés et les plus défavorisés. En instaurant une concurrence entre les travailleurs pauvres et les chômeurs touchant le RSA, Monsieur Wauquiez nivellerait donc les salaires par le bas.
Sous couvert de lutte contre l’assistanat, l’Etat perdrait de l’argent en aggravant les inégalités et le coût du traitement social de la pauvreté.
Seules les grandes entreprises y gagneraient. Une telle réforme leur fournirait une main d’œuvre abondante très bon marché, taillable et corvéable à merci grâce à ses cinq heures de travail obligatoires par semaine.
Jeune loup de l’UMP, Monsieur Wauquiez défend donc les intérêts du grand patronat. Quoi de bien étonnant ?
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 13 Mai 2011 à 12:37
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