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Régionales 2010
Intervention de Jean-Marc Nicolle en séance au Conseil régional sur la délibération relative au respect des principes de la décentralisation et au projet de loi sur le « Grand Paris » (15.10.2010)
Le Mouvement Républicain et Citoyen n’est pas, vous le savez, hostile au principe d’un retour de l’Etat en Ile-de-France. Sa tradition jacobine ne s’oppose pas à ce que l’Etat participe à l’aménagement de la métropole francilienne.
Notre haute idée de l’Etat nous rend évidemment exigeants à son égard. Or, c’est peu de dire que notre exigence est déçue à la lecture du projet de loi dit du « Grand Paris ».
La méthode employée, comme les dispositions du texte lui-même, témoignent d’une conception de la démocratie et de la République que nous ne partageons pas.
Le gouvernement a tenté de passer en force juste après le revers qu’il a subi aux élections régionales et la victoire très nette de la liste que vous avez conduite, Monsieur le Président. L’entêtement du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France avait fait du projet dit de « Grand Paris » son grand concept de campagne.
Ce concept de « Grand Paris », les Franciliennes et les Franciliens l’ont nettement rejeté. En revanche, ils ont approuvé le projet porté par la gauche rassemblée et les écologistes : un projet cohérent, soucieux de solidarité, d’équilibre et tourné vers la vie quotidienne du plus grand nombre. Le gouvernement n’en a cure. Il fait preuve de déni et de mépris. Ce n’est pas notre conception de la démocratie.
Les Franciliennes et les Franciliens ont approuvé un projet fondé sur les compétences de la Région, sur le partenariat entre les collectivités locales, sur des projets financés et une vision globale de l’Ile-de-France exprimée par le SDRIF. Le gouvernement s’en moque. Il refuse toujours de transmettre le SDRIF au Conseil d’Etat comme le prévoit la loi. Il remet en cause les compétences décentralisées, les procédures de débat public, l’équilibre entre les territoires. La recentralisation bureaucratique brutale contenue dans le projet de loi vise à créer une situation d’exception, dans l’impréparation et la précipitation. Comme l’a dit Jean-Luc Laurent devant la presse le 31 mars, « le Gouvernement nous conduit à penser que l’organisation de la République est décentralisée sauf en Ile-de-France ». Le MRC a beau être attaché au rôle de l’Etat, ce n’est pas notre conception de la République.
Au mépris de la démocratie, à l’autoritarisme recentralisateur, au manque de sérieux des financements et à la création de nouvelles taxes – alors que l’UMP avait promis pendant la campagne qu’il n’y en aurait pas - s’ajoute, sur le fond, une vision très précise de l’Ile-de-France.
Une vision élitiste, destinée à quelques-uns, obnubilée par les pôles économiques, la vitesse, la quête d’une compétitivité à courte vue dans une mondialisation libérale donnée comme horizon unique. Une vision qui ne cache même pas son mépris du quotidien des Franciliens, en délaissant des questions aussi essentielles que le logement, les liaisons inter-banlieues, les impératifs environnementaux, l’équilibre entre les territoires et l’égalité des citoyens. C’est cette vision autoritaire et inadaptée parce qu’elle coupe l’économique du social, que les Franciliens ont refusée.
C’est cette vision que le gouvernement veut imposer. C’est cette vision que nous devons combattre, en exigeant le dialogue avec l’Etat, en affirmant nos compétences, notre savoir-faire en matière de partenariat et de concertation, nos projets et notre vision de l’Ile-de-France : une région forte, solidaire, généreuse, fondée sur les valeurs républicaines.
Notre haute idée de l’Etat nous rend évidemment exigeants à son égard. Or, c’est peu de dire que notre exigence est déçue à la lecture du projet de loi dit du « Grand Paris ».
La méthode employée, comme les dispositions du texte lui-même, témoignent d’une conception de la démocratie et de la République que nous ne partageons pas.
Le gouvernement a tenté de passer en force juste après le revers qu’il a subi aux élections régionales et la victoire très nette de la liste que vous avez conduite, Monsieur le Président. L’entêtement du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France avait fait du projet dit de « Grand Paris » son grand concept de campagne.
Ce concept de « Grand Paris », les Franciliennes et les Franciliens l’ont nettement rejeté. En revanche, ils ont approuvé le projet porté par la gauche rassemblée et les écologistes : un projet cohérent, soucieux de solidarité, d’équilibre et tourné vers la vie quotidienne du plus grand nombre. Le gouvernement n’en a cure. Il fait preuve de déni et de mépris. Ce n’est pas notre conception de la démocratie.
Les Franciliennes et les Franciliens ont approuvé un projet fondé sur les compétences de la Région, sur le partenariat entre les collectivités locales, sur des projets financés et une vision globale de l’Ile-de-France exprimée par le SDRIF. Le gouvernement s’en moque. Il refuse toujours de transmettre le SDRIF au Conseil d’Etat comme le prévoit la loi. Il remet en cause les compétences décentralisées, les procédures de débat public, l’équilibre entre les territoires. La recentralisation bureaucratique brutale contenue dans le projet de loi vise à créer une situation d’exception, dans l’impréparation et la précipitation. Comme l’a dit Jean-Luc Laurent devant la presse le 31 mars, « le Gouvernement nous conduit à penser que l’organisation de la République est décentralisée sauf en Ile-de-France ». Le MRC a beau être attaché au rôle de l’Etat, ce n’est pas notre conception de la République.
Au mépris de la démocratie, à l’autoritarisme recentralisateur, au manque de sérieux des financements et à la création de nouvelles taxes – alors que l’UMP avait promis pendant la campagne qu’il n’y en aurait pas - s’ajoute, sur le fond, une vision très précise de l’Ile-de-France.
Une vision élitiste, destinée à quelques-uns, obnubilée par les pôles économiques, la vitesse, la quête d’une compétitivité à courte vue dans une mondialisation libérale donnée comme horizon unique. Une vision qui ne cache même pas son mépris du quotidien des Franciliens, en délaissant des questions aussi essentielles que le logement, les liaisons inter-banlieues, les impératifs environnementaux, l’équilibre entre les territoires et l’égalité des citoyens. C’est cette vision autoritaire et inadaptée parce qu’elle coupe l’économique du social, que les Franciliens ont refusée.
C’est cette vision que le gouvernement veut imposer. C’est cette vision que nous devons combattre, en exigeant le dialogue avec l’Etat, en affirmant nos compétences, notre savoir-faire en matière de partenariat et de concertation, nos projets et notre vision de l’Ile-de-France : une région forte, solidaire, généreuse, fondée sur les valeurs républicaines.
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