|
Un "souci d'équilibre, une gestion rigoureuse et une volonté d' engagement auprès des Franciliens"
Intervention de Jean-Marc Nicolle, le 15/12/2010
Madame la Vice-présidente, Mes chers collègues,
Le groupe MRC entend s’exprimer brièvement lors de cette discussion générale, préférant nous consacrer à l’examen attentif de chacun des chapitres budgétaires.
Nous rappellerons simplement ici les grandes lignes qui ont été celles que nous avons développées lors du débat d’orientations budgétaires.
Un mot, tout d’abord, du contexte. Depuis près de 3 ans, le monde, l’Europe et la France sont confrontés à une crise historique. Si la spirale dépressive met les Etats et les collectivités à rude épreuve, elle plonge les citoyens dans une situation critique. Les classes populaires et les classes moyennes voient leur pouvoir d’achat s’effriter, et les promesses de l’ascenseur social en panne. En réalité, institutions et citoyens sont confrontés à un même phénomène : la voracité de la spéculation et de la finance mondialisée. L’Etat est assujetti au marché de la dette, l’économie de production est sommée de récompenser les actionnaires, au détriment de l’investissement et des salaires. Cette mécanique infernale est sans lendemain.
Face à cette donne, la réponse par la politique d’austérité du gouvernement n’est pas seulement hors sujet. Elle est inconséquente et criminelle. D’abord, au plan moral, elle est un aveu d’impuissance face aux marchés, qui y trouvent un certain réconfort dans leur tentative de mettre au pas les Etats. D’un point de vue pragmatique surtout, elle est inepte. La rigueur réduira en miettes toute perspective de croissance, entamera les salaires, le pouvoir d’achat des Français. Ce sont donc les futures recettes de l’Etat qui s’en trouveront amoindries. La rigueur appelle la rigueur. L’an prochain, le gouvernement nous expliquera que l’effort n’a pas été suffisant et nous annoncera encore d’autres mesures d’austérité. A ceux qui en doutent, il suffit d’observer les mesures entreprises par la Grèce et l’Irlande qui n’en finissent pas d’entasser plan de rigueur sur plan de rigueur. Cette logique dépourvue de discernement prolonge le mal qu’elle prétend combattre.
La droite doit changer de logiciel et doit comprendre que la dépense publique n’est pas l’ennemie en temps de crise. Elle peut être une voie de Salut, pour peu qu’elle soit orientée vers la relance, pour la croissance et l’emploi, vers l’investissement productif.
A contrario, notre projet de budget offre un modèle à suivre pour le gouvernement. Je suggère à Mme Pécresse de s’en inspirer : un budget dans la crise ne doit précisément pas être un budget de crise. Voilà le sens du travail élaboré par la majorité de gauche à la Région île de France.
Chaque annexe budgétaire viendra en attester : nous avons eu collectivement le souci de l’équilibre et d’une gestion rigoureuse tout en tenant nos engagements auprès des Franciliens. Les priorités pour 2011 sont la traduction fidèle et solide du mandat que nous avons reçus des citoyens en mars dernier : l’exigence de justice sociale, l’impératif écologique et l’ambition économique pour lutter contre la crise. Soucieux du pacte démocratique et de la souveraineté du peuple, le groupe MRC y trouve là un véritable motif de satisfaction.
Mercredi 15 Décembre 2010
Le groupe MRC entend s’exprimer brièvement lors de cette discussion générale, préférant nous consacrer à l’examen attentif de chacun des chapitres budgétaires.
Nous rappellerons simplement ici les grandes lignes qui ont été celles que nous avons développées lors du débat d’orientations budgétaires.
Un mot, tout d’abord, du contexte. Depuis près de 3 ans, le monde, l’Europe et la France sont confrontés à une crise historique. Si la spirale dépressive met les Etats et les collectivités à rude épreuve, elle plonge les citoyens dans une situation critique. Les classes populaires et les classes moyennes voient leur pouvoir d’achat s’effriter, et les promesses de l’ascenseur social en panne. En réalité, institutions et citoyens sont confrontés à un même phénomène : la voracité de la spéculation et de la finance mondialisée. L’Etat est assujetti au marché de la dette, l’économie de production est sommée de récompenser les actionnaires, au détriment de l’investissement et des salaires. Cette mécanique infernale est sans lendemain.
Face à cette donne, la réponse par la politique d’austérité du gouvernement n’est pas seulement hors sujet. Elle est inconséquente et criminelle. D’abord, au plan moral, elle est un aveu d’impuissance face aux marchés, qui y trouvent un certain réconfort dans leur tentative de mettre au pas les Etats. D’un point de vue pragmatique surtout, elle est inepte. La rigueur réduira en miettes toute perspective de croissance, entamera les salaires, le pouvoir d’achat des Français. Ce sont donc les futures recettes de l’Etat qui s’en trouveront amoindries. La rigueur appelle la rigueur. L’an prochain, le gouvernement nous expliquera que l’effort n’a pas été suffisant et nous annoncera encore d’autres mesures d’austérité. A ceux qui en doutent, il suffit d’observer les mesures entreprises par la Grèce et l’Irlande qui n’en finissent pas d’entasser plan de rigueur sur plan de rigueur. Cette logique dépourvue de discernement prolonge le mal qu’elle prétend combattre.
La droite doit changer de logiciel et doit comprendre que la dépense publique n’est pas l’ennemie en temps de crise. Elle peut être une voie de Salut, pour peu qu’elle soit orientée vers la relance, pour la croissance et l’emploi, vers l’investissement productif.
A contrario, notre projet de budget offre un modèle à suivre pour le gouvernement. Je suggère à Mme Pécresse de s’en inspirer : un budget dans la crise ne doit précisément pas être un budget de crise. Voilà le sens du travail élaboré par la majorité de gauche à la Région île de France.
Chaque annexe budgétaire viendra en attester : nous avons eu collectivement le souci de l’équilibre et d’une gestion rigoureuse tout en tenant nos engagements auprès des Franciliens. Les priorités pour 2011 sont la traduction fidèle et solide du mandat que nous avons reçus des citoyens en mars dernier : l’exigence de justice sociale, l’impératif écologique et l’ambition économique pour lutter contre la crise. Soucieux du pacte démocratique et de la souveraineté du peuple, le groupe MRC y trouve là un véritable motif de satisfaction.
Mercredi 15 Décembre 2010
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 16 Décembre 2010 à 12:26
|
{0}
|
Infos XML
|
Galerie
|
Régionales 2010






