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Europe-International
Ces dernières années, les agences de notation bancaire font la pluie et le beau temps. Un séisme dramatique au Japon, une révolution en Tunisie, une crise sociale en France et les voilà qui dégainent leur arme fatale : la dégradation de la note !
Un peu comme à l’école, Moody’s et les autres agences de notation distribuent des « notes souveraines » aux grands élèves que sont les Etats et les entreprises. En clair : mieux vous serez notés, plus vous serez « souverains » ! Pour s’assurer une note stable à long terme, mieux vaut rester une bonne vieille dictature qui réprime efficacement tout mouvement social et présente des tableaux statistiques irréprochables. La Tunisie de Ben Ali passait ainsi pour l’archétype du bon élève. On sait ce qu’il en advint…
La volonté et la colère des peuples, Moody’s n’en a cure. Au fil de la crise de l’euro, elle prend systématiquement le parti des grandes banques contre les Etats. Malgré les pertes vertigineuses subies par certains grands établissements financiers (à force de jouer les apprentis sorciers sur les marchés !), Moody’s n’inquiète jamais ces juteux clients.
Et pour cause : elle aurait bien tort de couper le bras qui la nourrit. Dans ce jeu de poker menteur, les peuples se trouvent pris en otage par la finance mondiale.
En pleine crise de l’euro, Moody’s a récemment abaissé la note du Portugal de A1 à A3 après avoir dévalué la cote de la Grèce et de l’Espagne.
A chaque cas suffit sa peine. En Grèce, l’agence pointe du doigt la fraude fiscale généralisée qui mine les finances publiques… pour le plus grand bonheur des banques privées, décidément intouchables ! Au Portugal, Moody’s appelle le gouvernement à « apporter un soutien financier au secteur bancaire » tout en prônant une réduction drastique des dépenses de l’Etat. Bref, le même refrain chanté en chœur : souffrez braves gens, les banques vous le revaudront !
Evidemment, il ne faut pas s’attendre à des recommandations révolutionnaires. Dans les suggestions de Moody’s, tout est fait pour conforter le système ayant abouti à la crise des subprimes de 2007-2008. Que des pays comme la Grèce assèchent leurs recettes fiscales par des politiques de rigueur, et soient donc de moins en moins solvables, peu importe. Aux yeux de Moody’s, seuls comptent ses intérêts financiers à court terme. Lorsqu’un pays s’enfonce dans la récession, elle tire à vue ! Après tout, les conseilleurs ne sont pas les payeurs…
Avec pareilles connivences, le capitalisme mondialisé a de beaux jours devant lui.
Jusqu’à sa chute finale ?
Un peu comme à l’école, Moody’s et les autres agences de notation distribuent des « notes souveraines » aux grands élèves que sont les Etats et les entreprises. En clair : mieux vous serez notés, plus vous serez « souverains » ! Pour s’assurer une note stable à long terme, mieux vaut rester une bonne vieille dictature qui réprime efficacement tout mouvement social et présente des tableaux statistiques irréprochables. La Tunisie de Ben Ali passait ainsi pour l’archétype du bon élève. On sait ce qu’il en advint…
La volonté et la colère des peuples, Moody’s n’en a cure. Au fil de la crise de l’euro, elle prend systématiquement le parti des grandes banques contre les Etats. Malgré les pertes vertigineuses subies par certains grands établissements financiers (à force de jouer les apprentis sorciers sur les marchés !), Moody’s n’inquiète jamais ces juteux clients.
Et pour cause : elle aurait bien tort de couper le bras qui la nourrit. Dans ce jeu de poker menteur, les peuples se trouvent pris en otage par la finance mondiale.
En pleine crise de l’euro, Moody’s a récemment abaissé la note du Portugal de A1 à A3 après avoir dévalué la cote de la Grèce et de l’Espagne.
A chaque cas suffit sa peine. En Grèce, l’agence pointe du doigt la fraude fiscale généralisée qui mine les finances publiques… pour le plus grand bonheur des banques privées, décidément intouchables ! Au Portugal, Moody’s appelle le gouvernement à « apporter un soutien financier au secteur bancaire » tout en prônant une réduction drastique des dépenses de l’Etat. Bref, le même refrain chanté en chœur : souffrez braves gens, les banques vous le revaudront !
Evidemment, il ne faut pas s’attendre à des recommandations révolutionnaires. Dans les suggestions de Moody’s, tout est fait pour conforter le système ayant abouti à la crise des subprimes de 2007-2008. Que des pays comme la Grèce assèchent leurs recettes fiscales par des politiques de rigueur, et soient donc de moins en moins solvables, peu importe. Aux yeux de Moody’s, seuls comptent ses intérêts financiers à court terme. Lorsqu’un pays s’enfonce dans la récession, elle tire à vue ! Après tout, les conseilleurs ne sont pas les payeurs…
Avec pareilles connivences, le capitalisme mondialisé a de beaux jours devant lui.
Jusqu’à sa chute finale ?
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 18 Mars 2011 à 16:45
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