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Europe-International
Le drame qui a touché le Japon en fin de semaine dernière a fait des milliers de victimes. Ce séisme d’une extrême puissance (magnitude 7 sur l’échelle de Richter) a provoqué un tsunami dévastateur, causant le noyage du système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima. Ce n’est donc pas le tremblement de terre mais bien le raz-de-marée qui a entraîné une fuite de réacteur disséminant des radiations à moins de trois cents kilomètres de Tokyo.
Aussitôt connus le premiers bilan humain de la catastrophe, en France, certaines âmes pressées ont exigé un referendum pour renoncer au nucléaire, garant de notre indépendance énergétique. Hélas, qu’il s’agisse de sécurité, de santé, d’immigration ou d’énergie, surfer sur les peurs ne résout rien. Le débat, salutaire, ne peut se dérouler sous le règne de l’émotion. A quelques jours des élections cantonales, je m’étonne de voir certains qui entendaient « faire de la politique autrement » tomber dans le piège des manœuvres politiciennes.
Qui plus est, les dégâts du tsunami ne se résument malheureusement pas à un accident nucléaire, aussi dramatique soit-il.
Rétablissons les faits. La France produit actuellement 80% de sa consommation d’électricité par voie nucléaire. Si le risque zéro n’existe pas, il est déraisonnable de comparer les conditions atmosphériques du Pacifique à celles de l’hexagone. La perspective (irréaliste) d’une sortie du nucléaire ne tient pas, faute d’énergie de substitution. Eoliennes, photovoltaïque ? Insuffisants. Gaz et charbon ? Polluants et potentiellement dangereux en cas de secousse tellurique.
L’énergie nucléaire n’est pas parfaite, notamment à cause du problème de l’enfouissement des déchets radioactifs. Sans rien céder au catastrophisme ou à la tyrannie de l’émotion, il y aura certainement des enseignements à tirer de la catastrophe de Fukushima. C’est pourquoi nous devrions engager un vaste débat national autour sur la question. Sans tabous ni dogmatisme, il faudrait chercher à diversifier nos sources d’énergie. Loin du statu quo actuel où le gel de l’investissement nucléaire condamne nos centrales au vieillissement, augmentant les risques d’incidents
En attendant, veillons à aider les Japonais victimes du tsunami et de ses conséquences radioactives.
Pourquoi ne pas symboliquement accueillir des familles ou étudiants japonais désirant vivre en France ? En plus de l’aide humanitaire classique, ce type d’échange renforcerait l’amitié et la coopération entre nos deux pays.
Ici comme ailleurs, audace, raison et responsabilité doivent prévaloir. A bon entendeurs !
Aussitôt connus le premiers bilan humain de la catastrophe, en France, certaines âmes pressées ont exigé un referendum pour renoncer au nucléaire, garant de notre indépendance énergétique. Hélas, qu’il s’agisse de sécurité, de santé, d’immigration ou d’énergie, surfer sur les peurs ne résout rien. Le débat, salutaire, ne peut se dérouler sous le règne de l’émotion. A quelques jours des élections cantonales, je m’étonne de voir certains qui entendaient « faire de la politique autrement » tomber dans le piège des manœuvres politiciennes.
Qui plus est, les dégâts du tsunami ne se résument malheureusement pas à un accident nucléaire, aussi dramatique soit-il.
Rétablissons les faits. La France produit actuellement 80% de sa consommation d’électricité par voie nucléaire. Si le risque zéro n’existe pas, il est déraisonnable de comparer les conditions atmosphériques du Pacifique à celles de l’hexagone. La perspective (irréaliste) d’une sortie du nucléaire ne tient pas, faute d’énergie de substitution. Eoliennes, photovoltaïque ? Insuffisants. Gaz et charbon ? Polluants et potentiellement dangereux en cas de secousse tellurique.
L’énergie nucléaire n’est pas parfaite, notamment à cause du problème de l’enfouissement des déchets radioactifs. Sans rien céder au catastrophisme ou à la tyrannie de l’émotion, il y aura certainement des enseignements à tirer de la catastrophe de Fukushima. C’est pourquoi nous devrions engager un vaste débat national autour sur la question. Sans tabous ni dogmatisme, il faudrait chercher à diversifier nos sources d’énergie. Loin du statu quo actuel où le gel de l’investissement nucléaire condamne nos centrales au vieillissement, augmentant les risques d’incidents
En attendant, veillons à aider les Japonais victimes du tsunami et de ses conséquences radioactives.
Pourquoi ne pas symboliquement accueillir des familles ou étudiants japonais désirant vivre en France ? En plus de l’aide humanitaire classique, ce type d’échange renforcerait l’amitié et la coopération entre nos deux pays.
Ici comme ailleurs, audace, raison et responsabilité doivent prévaloir. A bon entendeurs !
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mercredi 16 Mars 2011 à 14:01
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