Osons affronter le réel
Le procès d’Eric Zemmour s’est déroulé la semaine dernière. Il offre l’occasion d’un débat sur notre société, notre politique d’intégration, notre regard sur la délinquance et nos réponses. Il aurait dû permettre une analyse sur les causes plutôt qu’une simplification des propos tenus.

Diverses associations poursuivent le journaliste du Figaro pour diffamation et incitation à la haine raciale. Je ne me placerai pas sur le terrain de la liberté de la presse pour défendre la libre expression de cet essayiste.

Je m’interroge en revanche sur la nécessité pour l’intelligentsia et les salles de presse de se saisir de ce sujet en l’assimilant à l’expression d’une parole raciste. Le raccourci Zemmour = Le Pen est bien pratique. Il permet de jeter l’opprobre sur tous ceux, politiques ou intellectuels- qui osent faire entendre une autre voix.

Est-il encore possible, dans notre pays, de regarder une réalité en face sans être taxé de xénophobe ? Et, avant de crier au racisme, s’est-on seulement interrogé sur la véracité des propos incriminés ?

Eric Zemmour a affirmé que « la plupart des délinquants sont noirs et arabes ». Exprimée avec rudesse, cette phrase n’est pas en soi une déclaration raciste. Elle fait écho à une triste réalité que les cris d’orfraie de la bien-pensance ne peuvent effacer. Comme le rappelle Jean-Pierre Chevènement dans sa lettre de soutien à Eric Zemmour, force est de constater la surreprésentation des populations d’immigration récente parmi les auteurs des crimes et délits. Malgré l’interdiction des statistiques ethniques, de nombreuses études de la police judiciaire le prouvent.

Briser ce tabou n’induit aucune prétendue prédisposition ethnique à la délinquance. En républicain convaincu, j’attribue ces chiffres aux difficultés socio-économiques des banlieues ainsi qu’à l’inefficacité des politiques d’accès à la citoyenneté.

Contre la politique de l’autruche pratiquée par nos élites, je préconise le recours à la République sociale comme matrice de l’assimilation. Mon action au Kremlin-Bicêtre œuvre pour l’intégration de chacun dans la communauté des citoyens égaux en droits et devoirs. Cela passe par des symboles forts, comme l’accueil en mairie des nouveaux citoyens majeurs ou naturalisés.

Mais aussi par des politiques concrètes qui donnent corps à la mixité sociale, proposent des services publics ouverts à tous, guidés par le principe de laïcité et le refus des communautarismes.

Autour de Jean-Luc Laurent, au plus près des réalités, je m’attache à construire la ville de tous les Kremlinois.

Rédigé par Jean-marc Nicolle le Vendredi 14 Janvier 2011 à 11:50 | {1} Commentaires