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Régionales 2010
Communiqué publié par l'AFP sur la création d'un emprunt régional citoyen à l'initiative du groupe MRC
PARIS, 14 décembre 2011 (AFP) - La Région Ile-de-France va étudier en 2012 la possibilité de recourir à l'emprunt populaire, a annoncé mercredi la première vice-présidente en charge des finances Marie-Pierre de la Gontrie (PS), lors du débat sur le budget régional.
Ce recours à l'emprunt populaire avait déjà été abordé à l'assemblée régionale en novembre lors d'une niche portée par le groupe MRC, et adoptée par les autres groupes de la majorité régionale de gauche.
A la faveur du débat budgétaire mercredi, lors de l'examen d'un amendement toujours du MRC, Mme de la Gontrie a proposé un "groupe de travail avec les élus intéressés", début 2012, sur cet "outil supplémentaire dans la boîte à outils".
Roger Karoutchi (UMP), président de la commission des finances, a accepté ces "travaux", estimant "ne pas vouloir fermer le débat".
Président du groupe MRC, Jean-Marc Nicolle s'est réjoui de cette avancée auprès de l'AFP: "C'est une solution complémentaire pour la région qui permet de sécuriser le budget et quand bien même ce serait à des taux comparables avec ceux des banques, je préfère la confiance des citoyens à celle des marchés, qui aujourd'hui se traduit par l'austérité".
"Et qui nous dit que demain les marchés qui nous prêtaient en 2010 à 2%, cette année à 4%, ne vont pas faire monter les taux ?", a ajouté M. Nicolle, soulignant l'importance de l'épargne disponible en France et le souci de plus en plus important des particuliers de "donner du sens à leur épargne".
Des collectivités ont déjà tenté l'expérience: "L'Auvergne, qui ne compte que 1,1 million d'habitants, a lancé en octobre 2010 un emprunt à hauteur de 20 millions d'euros, rémunéré à 4% pour les gens, fléché sur le développement économique et a réussi à mobiliser cette somme en une semaine !", a raconté le premier maire adjoint du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).
Autre exemple, "la région Pays de la Loire, en 2009, a levé 80 M EUR et relance un emprunt pour 2012 à hauteur de 100 M EUR, vu la réussite de la précédente expérience", a-t-il fait valoir.
sla/mad/jmg
© 1994-2011 Agence France-Presse
Ce recours à l'emprunt populaire avait déjà été abordé à l'assemblée régionale en novembre lors d'une niche portée par le groupe MRC, et adoptée par les autres groupes de la majorité régionale de gauche.
A la faveur du débat budgétaire mercredi, lors de l'examen d'un amendement toujours du MRC, Mme de la Gontrie a proposé un "groupe de travail avec les élus intéressés", début 2012, sur cet "outil supplémentaire dans la boîte à outils".
Roger Karoutchi (UMP), président de la commission des finances, a accepté ces "travaux", estimant "ne pas vouloir fermer le débat".
Président du groupe MRC, Jean-Marc Nicolle s'est réjoui de cette avancée auprès de l'AFP: "C'est une solution complémentaire pour la région qui permet de sécuriser le budget et quand bien même ce serait à des taux comparables avec ceux des banques, je préfère la confiance des citoyens à celle des marchés, qui aujourd'hui se traduit par l'austérité".
"Et qui nous dit que demain les marchés qui nous prêtaient en 2010 à 2%, cette année à 4%, ne vont pas faire monter les taux ?", a ajouté M. Nicolle, soulignant l'importance de l'épargne disponible en France et le souci de plus en plus important des particuliers de "donner du sens à leur épargne".
Des collectivités ont déjà tenté l'expérience: "L'Auvergne, qui ne compte que 1,1 million d'habitants, a lancé en octobre 2010 un emprunt à hauteur de 20 millions d'euros, rémunéré à 4% pour les gens, fléché sur le développement économique et a réussi à mobiliser cette somme en une semaine !", a raconté le premier maire adjoint du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).
Autre exemple, "la région Pays de la Loire, en 2009, a levé 80 M EUR et relance un emprunt pour 2012 à hauteur de 100 M EUR, vu la réussite de la précédente expérience", a-t-il fait valoir.
sla/mad/jmg
© 1994-2011 Agence France-Presse
Régionales 2010
Retrouvez les grandes lignes de mon intervention prononcée hier soir devant une cinquantaine de militants au Conseil régional d'Ile-de-France.
Cette soirée a permis aux élus MRC du Conseil régional de présenter leurs délégations et de clarifier leur positionnement sur un certain nombre de grands dossiers (nucléaire, logement, Grand Paris, développement économique...) avant d'échanger avec les personnes présentes. Une belle soirée et une grande réussite!
Le pouvoir et la politique essuient des critiques de plus en plus violentes de la part des citoyens. La résignation et l’exaspération s’expriment de façon audible pour peu que l’on accepte d’y prêter l’oreille. En témoigne les résultats des dernières élections cantonales où plus de la moitié des Français ont préféré s’abstenir, et où plus d’un tiers de ceux qui se sont déplacés ont choisi librement de voter pour le Front National.
Les Français sont orphelins et disent leur dépit. Longtemps la pensée unique a choisi de montrer du doigt les électeurs du FN sans jamais juger utile de considérer les raisons de cette expression électorale. L’impopularité de l’exécutif, le climat délétère des affaires de mœurs qui se développent depuis quelque semaines, la crise économique et sociale face à laquelle l’opposition peine à fournir les réponses adéquates, donnent le sentiment que la politique est désormais devenue synonyme d’impuissance et de pouvoir refermé sur lui même, trop occupé à gérer ses propres privilèges. Cette atmosphère est très préoccupante car elle relègue les problèmes de fond au second plan.
Pourtant, il n’y a pas pénurie de difficultés devant nous. La crise financière, puis économique et sociale, menace de se transformer en crise politique. La rupture entre les peuples et leurs élites est manifeste en Europe : les manifestations incessantes à Athènes et les mouvement des Indignés en Espagne en sont des traductions très concrètes. Nous avons franchi un pallier. Incapables de penser l’avenir et la prospérité des Nations européennes, les libéraux conservateurs et les socio-libéraux, multiplient les décisions inopérantes et nuisibles. Dernier exemple en date, le pacte Merkel-Sarkozy, abusivement qualifié de « pacte pour l’euro » est une aberration. Il sanctuarise la politique d’austérité qui se donne pour seul objectif de réduire coûte que coûte les déficits. Cette recette se révélera fatale : les recettes des Etats se contractant plus rapidement que les dépenses. A ce rythme, les gouvernements européens devront annoncer d’autres restrictions dans les mois qui viennent. La politique économique est une réalité dynamique et les économistes libéraux ont oublié cette réalité têtue.
L’intégration européenne dont ils ont rédigé le plaidoyer pendant tant d’années, est à bout de souffle. L’articulation d’un fédéralisme technocratique qui piétine les démocraties nationales d’une part, et du capitalisme financier mondialisé qui écrase l’économie de production et l’industrie d’autre part, condamne l’Europe au déclassement. Dans une compétition mondiale relevée, où les pays émergents prétendent légitimement à jouer un nouveau rôle, l’Europe se paralyse et se résigne à voir partir sa force productive, sa capacité d’innovation et son génie industriel. Soit la France et les autres pays acceptent de revoir les règles de l’euro et de l’organisation de l’Union européenne, soit l’avenir de la monnaie unique et de notre continent sera durablement en berne.
Le MRC a une responsabilité particulière dans ce contexte car nous avons formulé les analyses anticipatrices, notamment sur la question européenne. La candidature annoncée de Jean-Pierre Chevènement pour l’échéance centrale de 2012 s’inscrit dans une conception exigente de la vie publique : le MRC est d’abord guidé par le souci du réel.
Les Français sont orphelins et disent leur dépit. Longtemps la pensée unique a choisi de montrer du doigt les électeurs du FN sans jamais juger utile de considérer les raisons de cette expression électorale. L’impopularité de l’exécutif, le climat délétère des affaires de mœurs qui se développent depuis quelque semaines, la crise économique et sociale face à laquelle l’opposition peine à fournir les réponses adéquates, donnent le sentiment que la politique est désormais devenue synonyme d’impuissance et de pouvoir refermé sur lui même, trop occupé à gérer ses propres privilèges. Cette atmosphère est très préoccupante car elle relègue les problèmes de fond au second plan.
Pourtant, il n’y a pas pénurie de difficultés devant nous. La crise financière, puis économique et sociale, menace de se transformer en crise politique. La rupture entre les peuples et leurs élites est manifeste en Europe : les manifestations incessantes à Athènes et les mouvement des Indignés en Espagne en sont des traductions très concrètes. Nous avons franchi un pallier. Incapables de penser l’avenir et la prospérité des Nations européennes, les libéraux conservateurs et les socio-libéraux, multiplient les décisions inopérantes et nuisibles. Dernier exemple en date, le pacte Merkel-Sarkozy, abusivement qualifié de « pacte pour l’euro » est une aberration. Il sanctuarise la politique d’austérité qui se donne pour seul objectif de réduire coûte que coûte les déficits. Cette recette se révélera fatale : les recettes des Etats se contractant plus rapidement que les dépenses. A ce rythme, les gouvernements européens devront annoncer d’autres restrictions dans les mois qui viennent. La politique économique est une réalité dynamique et les économistes libéraux ont oublié cette réalité têtue.
L’intégration européenne dont ils ont rédigé le plaidoyer pendant tant d’années, est à bout de souffle. L’articulation d’un fédéralisme technocratique qui piétine les démocraties nationales d’une part, et du capitalisme financier mondialisé qui écrase l’économie de production et l’industrie d’autre part, condamne l’Europe au déclassement. Dans une compétition mondiale relevée, où les pays émergents prétendent légitimement à jouer un nouveau rôle, l’Europe se paralyse et se résigne à voir partir sa force productive, sa capacité d’innovation et son génie industriel. Soit la France et les autres pays acceptent de revoir les règles de l’euro et de l’organisation de l’Union européenne, soit l’avenir de la monnaie unique et de notre continent sera durablement en berne.
Le MRC a une responsabilité particulière dans ce contexte car nous avons formulé les analyses anticipatrices, notamment sur la question européenne. La candidature annoncée de Jean-Pierre Chevènement pour l’échéance centrale de 2012 s’inscrit dans une conception exigente de la vie publique : le MRC est d’abord guidé par le souci du réel.
Régionales 2010
Les chiffres sont tombés comme un couperet : 60% des Franciliens se sentent en insécurité dans les transports selon une enquête de l’IFOP réalisée en janvier. L’échec est cuisant pour les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002.
Pourtant, il faut se le rappeler, notre ministre de l’intérieur, devenu Président de la République, avait claironné, le visage animé d’une profonde conviction, que la sécurité des citoyens serait sa priorité. Un vrai rôle de composition que les manipulateurs de l’opinion aiment à jouer, parce qu’ils savent à quel point l’insécurité représente un levier électoral précieux. Instrumentalisation indécente de faits divers, posture qui consiste à s’emparer de la douleur des victimes, accumulation de mesures législatives jusqu’à l’étourdissement, rien ne nous aura été épargné. Maniant l’art des formules choc – on se souvient tous du fameux karcher- jouant sur le registre de l’émotion, pointant le danger des émeutes, Nicolas Sarkozy a malhonnêtement fait remonter les peurs des Français.
Mais aujourd’hui, la réalité est venue sanctionner le discours. Depuis près de dix ans, l’irrationnel obscurcit le débat, alors même que ces questions doivent être appréhendées avec les idées claires et la hauteur de vue nécessaire.
Mais là n’est pas l’essentiel, revenons aux actes. Quand on veut s’attaquer à un problème d’ampleur, on s’en donne les moyens. En entamant les ressources de la police et de la gendarmerie, par la suppression des emplois, et les réductions de crédits en matériel, le gouvernement a laissé la situation s’aggraver. Dans ces conditions, rien d’étonnant à la montée fulgurante de Marine le Pen dans les sondages. Il est vrai, que la culture de l’angélisme, n’offre pas non plus une alternative crédible.
La sécurité est bien sûr la compétence régalienne de l’Etat ; néanmoins face au désengagement criant du gouvernement, le Groupe MRC dont je suis, a jugé nécessaire de tirer la sonnette d’alarme à l’occasion de la dernière séance du Conseil Régional d’Île-de-France. On l’ignore trop souvent, des efforts considérables on déjà été fait par la Région pour conduire une vraie politique de sécurisation. D’importants moyens ont été engagés cette année pour les lycées, le financement de commissariats ou de postes de police dont les effectifs ne suivent d’ailleurs pas toujours les engagements pris, souvent même signés, par l’Etat.
Il en est de même dans les transports en commun. Le STIF a d’ores et déjà engagé un plan d’équipement de vidéo surveillance pour les gares franciliennes.
Face au nombre considérable de vols et d’agressions dans les transports franciliens, les élus MRC du Conseil régional d’Île-de-France proposent que l’installation de tels équipements soit étendue aux matériels roulants. Et parce que la vidéo surveillance ne peut se substituer à la présence humaine, nous revendiquons un renforcement de celle-ci sur les lignes de transport, dans le cadre des renégociations de contrats entre le STIF, la RATP et la SNCF.
Pourtant, il faut se le rappeler, notre ministre de l’intérieur, devenu Président de la République, avait claironné, le visage animé d’une profonde conviction, que la sécurité des citoyens serait sa priorité. Un vrai rôle de composition que les manipulateurs de l’opinion aiment à jouer, parce qu’ils savent à quel point l’insécurité représente un levier électoral précieux. Instrumentalisation indécente de faits divers, posture qui consiste à s’emparer de la douleur des victimes, accumulation de mesures législatives jusqu’à l’étourdissement, rien ne nous aura été épargné. Maniant l’art des formules choc – on se souvient tous du fameux karcher- jouant sur le registre de l’émotion, pointant le danger des émeutes, Nicolas Sarkozy a malhonnêtement fait remonter les peurs des Français.
Mais aujourd’hui, la réalité est venue sanctionner le discours. Depuis près de dix ans, l’irrationnel obscurcit le débat, alors même que ces questions doivent être appréhendées avec les idées claires et la hauteur de vue nécessaire.
Mais là n’est pas l’essentiel, revenons aux actes. Quand on veut s’attaquer à un problème d’ampleur, on s’en donne les moyens. En entamant les ressources de la police et de la gendarmerie, par la suppression des emplois, et les réductions de crédits en matériel, le gouvernement a laissé la situation s’aggraver. Dans ces conditions, rien d’étonnant à la montée fulgurante de Marine le Pen dans les sondages. Il est vrai, que la culture de l’angélisme, n’offre pas non plus une alternative crédible.
La sécurité est bien sûr la compétence régalienne de l’Etat ; néanmoins face au désengagement criant du gouvernement, le Groupe MRC dont je suis, a jugé nécessaire de tirer la sonnette d’alarme à l’occasion de la dernière séance du Conseil Régional d’Île-de-France. On l’ignore trop souvent, des efforts considérables on déjà été fait par la Région pour conduire une vraie politique de sécurisation. D’importants moyens ont été engagés cette année pour les lycées, le financement de commissariats ou de postes de police dont les effectifs ne suivent d’ailleurs pas toujours les engagements pris, souvent même signés, par l’Etat.
Il en est de même dans les transports en commun. Le STIF a d’ores et déjà engagé un plan d’équipement de vidéo surveillance pour les gares franciliennes.
Face au nombre considérable de vols et d’agressions dans les transports franciliens, les élus MRC du Conseil régional d’Île-de-France proposent que l’installation de tels équipements soit étendue aux matériels roulants. Et parce que la vidéo surveillance ne peut se substituer à la présence humaine, nous revendiquons un renforcement de celle-ci sur les lignes de transport, dans le cadre des renégociations de contrats entre le STIF, la RATP et la SNCF.
Un "souci d'équilibre, une gestion rigoureuse et une volonté d' engagement auprès des Franciliens"
Intervention de Jean-Marc Nicolle, le 15/12/2010
Madame la Vice-présidente, Mes chers collègues,
Le groupe MRC entend s’exprimer brièvement lors de cette discussion générale, préférant nous consacrer à l’examen attentif de chacun des chapitres budgétaires.
Nous rappellerons simplement ici les grandes lignes qui ont été celles que nous avons développées lors du débat d’orientations budgétaires.
Un mot, tout d’abord, du contexte. Depuis près de 3 ans, le monde, l’Europe et la France sont confrontés à une crise historique. Si la spirale dépressive met les Etats et les collectivités à rude épreuve, elle plonge les citoyens dans une situation critique. Les classes populaires et les classes moyennes voient leur pouvoir d’achat s’effriter, et les promesses de l’ascenseur social en panne. En réalité, institutions et citoyens sont confrontés à un même phénomène : la voracité de la spéculation et de la finance mondialisée. L’Etat est assujetti au marché de la dette, l’économie de production est sommée de récompenser les actionnaires, au détriment de l’investissement et des salaires. Cette mécanique infernale est sans lendemain.
Face à cette donne, la réponse par la politique d’austérité du gouvernement n’est pas seulement hors sujet. Elle est inconséquente et criminelle. D’abord, au plan moral, elle est un aveu d’impuissance face aux marchés, qui y trouvent un certain réconfort dans leur tentative de mettre au pas les Etats. D’un point de vue pragmatique surtout, elle est inepte. La rigueur réduira en miettes toute perspective de croissance, entamera les salaires, le pouvoir d’achat des Français. Ce sont donc les futures recettes de l’Etat qui s’en trouveront amoindries. La rigueur appelle la rigueur. L’an prochain, le gouvernement nous expliquera que l’effort n’a pas été suffisant et nous annoncera encore d’autres mesures d’austérité. A ceux qui en doutent, il suffit d’observer les mesures entreprises par la Grèce et l’Irlande qui n’en finissent pas d’entasser plan de rigueur sur plan de rigueur. Cette logique dépourvue de discernement prolonge le mal qu’elle prétend combattre.
La droite doit changer de logiciel et doit comprendre que la dépense publique n’est pas l’ennemie en temps de crise. Elle peut être une voie de Salut, pour peu qu’elle soit orientée vers la relance, pour la croissance et l’emploi, vers l’investissement productif.
A contrario, notre projet de budget offre un modèle à suivre pour le gouvernement. Je suggère à Mme Pécresse de s’en inspirer : un budget dans la crise ne doit précisément pas être un budget de crise. Voilà le sens du travail élaboré par la majorité de gauche à la Région île de France.
Chaque annexe budgétaire viendra en attester : nous avons eu collectivement le souci de l’équilibre et d’une gestion rigoureuse tout en tenant nos engagements auprès des Franciliens. Les priorités pour 2011 sont la traduction fidèle et solide du mandat que nous avons reçus des citoyens en mars dernier : l’exigence de justice sociale, l’impératif écologique et l’ambition économique pour lutter contre la crise. Soucieux du pacte démocratique et de la souveraineté du peuple, le groupe MRC y trouve là un véritable motif de satisfaction.
Mercredi 15 Décembre 2010
Le groupe MRC entend s’exprimer brièvement lors de cette discussion générale, préférant nous consacrer à l’examen attentif de chacun des chapitres budgétaires.
Nous rappellerons simplement ici les grandes lignes qui ont été celles que nous avons développées lors du débat d’orientations budgétaires.
Un mot, tout d’abord, du contexte. Depuis près de 3 ans, le monde, l’Europe et la France sont confrontés à une crise historique. Si la spirale dépressive met les Etats et les collectivités à rude épreuve, elle plonge les citoyens dans une situation critique. Les classes populaires et les classes moyennes voient leur pouvoir d’achat s’effriter, et les promesses de l’ascenseur social en panne. En réalité, institutions et citoyens sont confrontés à un même phénomène : la voracité de la spéculation et de la finance mondialisée. L’Etat est assujetti au marché de la dette, l’économie de production est sommée de récompenser les actionnaires, au détriment de l’investissement et des salaires. Cette mécanique infernale est sans lendemain.
Face à cette donne, la réponse par la politique d’austérité du gouvernement n’est pas seulement hors sujet. Elle est inconséquente et criminelle. D’abord, au plan moral, elle est un aveu d’impuissance face aux marchés, qui y trouvent un certain réconfort dans leur tentative de mettre au pas les Etats. D’un point de vue pragmatique surtout, elle est inepte. La rigueur réduira en miettes toute perspective de croissance, entamera les salaires, le pouvoir d’achat des Français. Ce sont donc les futures recettes de l’Etat qui s’en trouveront amoindries. La rigueur appelle la rigueur. L’an prochain, le gouvernement nous expliquera que l’effort n’a pas été suffisant et nous annoncera encore d’autres mesures d’austérité. A ceux qui en doutent, il suffit d’observer les mesures entreprises par la Grèce et l’Irlande qui n’en finissent pas d’entasser plan de rigueur sur plan de rigueur. Cette logique dépourvue de discernement prolonge le mal qu’elle prétend combattre.
La droite doit changer de logiciel et doit comprendre que la dépense publique n’est pas l’ennemie en temps de crise. Elle peut être une voie de Salut, pour peu qu’elle soit orientée vers la relance, pour la croissance et l’emploi, vers l’investissement productif.
A contrario, notre projet de budget offre un modèle à suivre pour le gouvernement. Je suggère à Mme Pécresse de s’en inspirer : un budget dans la crise ne doit précisément pas être un budget de crise. Voilà le sens du travail élaboré par la majorité de gauche à la Région île de France.
Chaque annexe budgétaire viendra en attester : nous avons eu collectivement le souci de l’équilibre et d’une gestion rigoureuse tout en tenant nos engagements auprès des Franciliens. Les priorités pour 2011 sont la traduction fidèle et solide du mandat que nous avons reçus des citoyens en mars dernier : l’exigence de justice sociale, l’impératif écologique et l’ambition économique pour lutter contre la crise. Soucieux du pacte démocratique et de la souveraineté du peuple, le groupe MRC y trouve là un véritable motif de satisfaction.
Mercredi 15 Décembre 2010
25/11/2010, publié par l'équipe du blog | GrDF
Au Salon des Maires ce matin, Jean-Marc Nicolle, premier Adjoint au Maire du Kremlin-Bicêtre, signe avec GrDF une convention de partenariat pour l’installation d’un défibrillateur dans la commune.
Le Kremlin-Bicêtre est située dans le Val-de-Marne, en banlieue de Paris. Pascal Bombardier, Directeur Territorial de GrDF, fait référence aux 3 années de liens tissés entre GrDF et la commune. Comme pour l’Opéra de Massy hier et la commune de Colombes avant-hier, GrDF s’engage en faisant don d’un nouveau défibrillateur. « Celui-ci sera installé dans le centre Okabé du Kremlin-Bicêtre », nous dit-il.
Jean-Marc Nicolle ajoute que « Okabé est à la fois un centre commercial et un centre d’affaires. Il accueille des milliers de visiteurs chaque jour. D’où la nécessité d’installer un défibrillateur dans ce lieu ». Le premier Adjoint au Maire a également insisté sur « la relation quotidienne qu’entretient GrDF avec les territoires. GrDF avait déjà soutenu une troupe de théâtre du Kremlin-Bicêtre qui réalisait des scénettes sur le handicap ».
Au Salon des Maires ce matin, Jean-Marc Nicolle, premier Adjoint au Maire du Kremlin-Bicêtre, signe avec GrDF une convention de partenariat pour l’installation d’un défibrillateur dans la commune.
Le Kremlin-Bicêtre est située dans le Val-de-Marne, en banlieue de Paris. Pascal Bombardier, Directeur Territorial de GrDF, fait référence aux 3 années de liens tissés entre GrDF et la commune. Comme pour l’Opéra de Massy hier et la commune de Colombes avant-hier, GrDF s’engage en faisant don d’un nouveau défibrillateur. « Celui-ci sera installé dans le centre Okabé du Kremlin-Bicêtre », nous dit-il.
Jean-Marc Nicolle ajoute que « Okabé est à la fois un centre commercial et un centre d’affaires. Il accueille des milliers de visiteurs chaque jour. D’où la nécessité d’installer un défibrillateur dans ce lieu ». Le premier Adjoint au Maire a également insisté sur « la relation quotidienne qu’entretient GrDF avec les territoires. GrDF avait déjà soutenu une troupe de théâtre du Kremlin-Bicêtre qui réalisait des scénettes sur le handicap ».
Régionales 2010
Intervention de Jean-Marc Nicolle en séance au Conseil régional sur la délibération relative au respect des principes de la décentralisation et au projet de loi sur le « Grand Paris » (15.10.2010)
Le Mouvement Républicain et Citoyen n’est pas, vous le savez, hostile au principe d’un retour de l’Etat en Ile-de-France. Sa tradition jacobine ne s’oppose pas à ce que l’Etat participe à l’aménagement de la métropole francilienne.
Notre haute idée de l’Etat nous rend évidemment exigeants à son égard. Or, c’est peu de dire que notre exigence est déçue à la lecture du projet de loi dit du « Grand Paris ».
La méthode employée, comme les dispositions du texte lui-même, témoignent d’une conception de la démocratie et de la République que nous ne partageons pas.
Le gouvernement a tenté de passer en force juste après le revers qu’il a subi aux élections régionales et la victoire très nette de la liste que vous avez conduite, Monsieur le Président. L’entêtement du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France avait fait du projet dit de « Grand Paris » son grand concept de campagne.
Ce concept de « Grand Paris », les Franciliennes et les Franciliens l’ont nettement rejeté. En revanche, ils ont approuvé le projet porté par la gauche rassemblée et les écologistes : un projet cohérent, soucieux de solidarité, d’équilibre et tourné vers la vie quotidienne du plus grand nombre. Le gouvernement n’en a cure. Il fait preuve de déni et de mépris. Ce n’est pas notre conception de la démocratie.
Les Franciliennes et les Franciliens ont approuvé un projet fondé sur les compétences de la Région, sur le partenariat entre les collectivités locales, sur des projets financés et une vision globale de l’Ile-de-France exprimée par le SDRIF. Le gouvernement s’en moque. Il refuse toujours de transmettre le SDRIF au Conseil d’Etat comme le prévoit la loi. Il remet en cause les compétences décentralisées, les procédures de débat public, l’équilibre entre les territoires. La recentralisation bureaucratique brutale contenue dans le projet de loi vise à créer une situation d’exception, dans l’impréparation et la précipitation. Comme l’a dit Jean-Luc Laurent devant la presse le 31 mars, « le Gouvernement nous conduit à penser que l’organisation de la République est décentralisée sauf en Ile-de-France ». Le MRC a beau être attaché au rôle de l’Etat, ce n’est pas notre conception de la République.
Au mépris de la démocratie, à l’autoritarisme recentralisateur, au manque de sérieux des financements et à la création de nouvelles taxes – alors que l’UMP avait promis pendant la campagne qu’il n’y en aurait pas - s’ajoute, sur le fond, une vision très précise de l’Ile-de-France.
Une vision élitiste, destinée à quelques-uns, obnubilée par les pôles économiques, la vitesse, la quête d’une compétitivité à courte vue dans une mondialisation libérale donnée comme horizon unique. Une vision qui ne cache même pas son mépris du quotidien des Franciliens, en délaissant des questions aussi essentielles que le logement, les liaisons inter-banlieues, les impératifs environnementaux, l’équilibre entre les territoires et l’égalité des citoyens. C’est cette vision autoritaire et inadaptée parce qu’elle coupe l’économique du social, que les Franciliens ont refusée.
C’est cette vision que le gouvernement veut imposer. C’est cette vision que nous devons combattre, en exigeant le dialogue avec l’Etat, en affirmant nos compétences, notre savoir-faire en matière de partenariat et de concertation, nos projets et notre vision de l’Ile-de-France : une région forte, solidaire, généreuse, fondée sur les valeurs républicaines.
Notre haute idée de l’Etat nous rend évidemment exigeants à son égard. Or, c’est peu de dire que notre exigence est déçue à la lecture du projet de loi dit du « Grand Paris ».
La méthode employée, comme les dispositions du texte lui-même, témoignent d’une conception de la démocratie et de la République que nous ne partageons pas.
Le gouvernement a tenté de passer en force juste après le revers qu’il a subi aux élections régionales et la victoire très nette de la liste que vous avez conduite, Monsieur le Président. L’entêtement du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France avait fait du projet dit de « Grand Paris » son grand concept de campagne.
Ce concept de « Grand Paris », les Franciliennes et les Franciliens l’ont nettement rejeté. En revanche, ils ont approuvé le projet porté par la gauche rassemblée et les écologistes : un projet cohérent, soucieux de solidarité, d’équilibre et tourné vers la vie quotidienne du plus grand nombre. Le gouvernement n’en a cure. Il fait preuve de déni et de mépris. Ce n’est pas notre conception de la démocratie.
Les Franciliennes et les Franciliens ont approuvé un projet fondé sur les compétences de la Région, sur le partenariat entre les collectivités locales, sur des projets financés et une vision globale de l’Ile-de-France exprimée par le SDRIF. Le gouvernement s’en moque. Il refuse toujours de transmettre le SDRIF au Conseil d’Etat comme le prévoit la loi. Il remet en cause les compétences décentralisées, les procédures de débat public, l’équilibre entre les territoires. La recentralisation bureaucratique brutale contenue dans le projet de loi vise à créer une situation d’exception, dans l’impréparation et la précipitation. Comme l’a dit Jean-Luc Laurent devant la presse le 31 mars, « le Gouvernement nous conduit à penser que l’organisation de la République est décentralisée sauf en Ile-de-France ». Le MRC a beau être attaché au rôle de l’Etat, ce n’est pas notre conception de la République.
Au mépris de la démocratie, à l’autoritarisme recentralisateur, au manque de sérieux des financements et à la création de nouvelles taxes – alors que l’UMP avait promis pendant la campagne qu’il n’y en aurait pas - s’ajoute, sur le fond, une vision très précise de l’Ile-de-France.
Une vision élitiste, destinée à quelques-uns, obnubilée par les pôles économiques, la vitesse, la quête d’une compétitivité à courte vue dans une mondialisation libérale donnée comme horizon unique. Une vision qui ne cache même pas son mépris du quotidien des Franciliens, en délaissant des questions aussi essentielles que le logement, les liaisons inter-banlieues, les impératifs environnementaux, l’équilibre entre les territoires et l’égalité des citoyens. C’est cette vision autoritaire et inadaptée parce qu’elle coupe l’économique du social, que les Franciliens ont refusée.
C’est cette vision que le gouvernement veut imposer. C’est cette vision que nous devons combattre, en exigeant le dialogue avec l’Etat, en affirmant nos compétences, notre savoir-faire en matière de partenariat et de concertation, nos projets et notre vision de l’Ile-de-France : une région forte, solidaire, généreuse, fondée sur les valeurs républicaines.
Régionales 2010
Au lendemain des régionales, le désamour des Français pour ce scrutin pose question. Au Kremlin-Bicêtre, l'ampleur de la victoire tient à notre implication et à l'action de son maire, Jean-Luc Laurent.
Je milite depuis une quinzaine d’années. Les campagnes sur le terrain, les rencontres au coin de la rue, le petit café au bar après une distribution sur le marché, le porte-à-porte, je connais.
Rarement j’ai ressenti cette absence d’intérêt pour une élection doublée d’un évident capital « sympathie » pour la gauche.
La nette victoire des listes de gauche ne doit pas être dévoyée. Il ne serait pas sain d’y voir une adhésion à un programme. Un peu d’honnêteté intellectuelle, chez les « vainqueurs » dont je suis, nous oblige à l’humilité.
Nous avons gagné parce que nous illustrons un autre possible contre ceux qui les oppressent qu’incarnent le président Sarkozy et son gouvernement.
Au Kremlin-Bicêtre, les 70.2% des voix illustrent notre implication locale. Notre travail quotidien auprès des habitants a permis aux électeurs kremlinois de donner un visage à la région, de rendre concret les projets…
Surtout, ce bon résultat s’appuie sur la notoriété du Maire, sur sa bonne image auprès de la population.
Les Kremlinois ont compris qu’au quotidien, la région dans leur ville était incarnée par leur Maire, également Conseiller régional. Demain, elle le sera d’autant plus avec deux conseillers régionaux kremlinois.
Rarement j’ai ressenti cette absence d’intérêt pour une élection doublée d’un évident capital « sympathie » pour la gauche.
La nette victoire des listes de gauche ne doit pas être dévoyée. Il ne serait pas sain d’y voir une adhésion à un programme. Un peu d’honnêteté intellectuelle, chez les « vainqueurs » dont je suis, nous oblige à l’humilité.
Nous avons gagné parce que nous illustrons un autre possible contre ceux qui les oppressent qu’incarnent le président Sarkozy et son gouvernement.
Au Kremlin-Bicêtre, les 70.2% des voix illustrent notre implication locale. Notre travail quotidien auprès des habitants a permis aux électeurs kremlinois de donner un visage à la région, de rendre concret les projets…
Surtout, ce bon résultat s’appuie sur la notoriété du Maire, sur sa bonne image auprès de la population.
Les Kremlinois ont compris qu’au quotidien, la région dans leur ville était incarnée par leur Maire, également Conseiller régional. Demain, elle le sera d’autant plus avec deux conseillers régionaux kremlinois.
Régionales 2010
Après avoir transféré des compétences importantes aux régions sans la juste compensation, le gouvernement supprime le lien fiscal avec les ménages et le pouvoir de fixer les taux par la réforme de la taxe professionnelle.
L’impôt foncier et la taxe professionnelle sont remplacés pour les régions par 25 % de la cotisation sur la valeur ajoutée nouvellement créée. Or, ce taux sera décidé au niveau national.
Avec cette réforme, la région n’a donc plus d’action sur les taux et doit créer les conditions pour garantir un effet « base ». C’est la garantie de sa stabilité fiscale et donc de sa capacité à agir auprès des 11 millions de franciliens.
Elle le fera par la poursuite de son soutien aux acteurs économiques et par le développement d’activités nouvelles.
La création d’activité devient son nouveau moteur fiscal.
La région développera des contrats d’accompagnement économique territoriaux pour assurer la dynamique de ses ressources et la création d’emplois nouveaux.
L’impôt foncier et la taxe professionnelle sont remplacés pour les régions par 25 % de la cotisation sur la valeur ajoutée nouvellement créée. Or, ce taux sera décidé au niveau national.
Avec cette réforme, la région n’a donc plus d’action sur les taux et doit créer les conditions pour garantir un effet « base ». C’est la garantie de sa stabilité fiscale et donc de sa capacité à agir auprès des 11 millions de franciliens.
Elle le fera par la poursuite de son soutien aux acteurs économiques et par le développement d’activités nouvelles.
La création d’activité devient son nouveau moteur fiscal.
La région développera des contrats d’accompagnement économique territoriaux pour assurer la dynamique de ses ressources et la création d’emplois nouveaux.
Régionales 2010
Vous pouvez dès à présent consulter ou télécharger le projet de notre liste conduite par Jean-Paul Huchon ici
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