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Régionales 2010
Les chiffres sont tombés comme un couperet : 60% des Franciliens se sentent en insécurité dans les transports selon une enquête de l’IFOP réalisée en janvier. L’échec est cuisant pour les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002.
Pourtant, il faut se le rappeler, notre ministre de l’intérieur, devenu Président de la République, avait claironné, le visage animé d’une profonde conviction, que la sécurité des citoyens serait sa priorité. Un vrai rôle de composition que les manipulateurs de l’opinion aiment à jouer, parce qu’ils savent à quel point l’insécurité représente un levier électoral précieux. Instrumentalisation indécente de faits divers, posture qui consiste à s’emparer de la douleur des victimes, accumulation de mesures législatives jusqu’à l’étourdissement, rien ne nous aura été épargné. Maniant l’art des formules choc – on se souvient tous du fameux karcher- jouant sur le registre de l’émotion, pointant le danger des émeutes, Nicolas Sarkozy a malhonnêtement fait remonter les peurs des Français.
Mais aujourd’hui, la réalité est venue sanctionner le discours. Depuis près de dix ans, l’irrationnel obscurcit le débat, alors même que ces questions doivent être appréhendées avec les idées claires et la hauteur de vue nécessaire.
Mais là n’est pas l’essentiel, revenons aux actes. Quand on veut s’attaquer à un problème d’ampleur, on s’en donne les moyens. En entamant les ressources de la police et de la gendarmerie, par la suppression des emplois, et les réductions de crédits en matériel, le gouvernement a laissé la situation s’aggraver. Dans ces conditions, rien d’étonnant à la montée fulgurante de Marine le Pen dans les sondages. Il est vrai, que la culture de l’angélisme, n’offre pas non plus une alternative crédible.
La sécurité est bien sûr la compétence régalienne de l’Etat ; néanmoins face au désengagement criant du gouvernement, le Groupe MRC dont je suis, a jugé nécessaire de tirer la sonnette d’alarme à l’occasion de la dernière séance du Conseil Régional d’Île-de-France. On l’ignore trop souvent, des efforts considérables on déjà été fait par la Région pour conduire une vraie politique de sécurisation. D’importants moyens ont été engagés cette année pour les lycées, le financement de commissariats ou de postes de police dont les effectifs ne suivent d’ailleurs pas toujours les engagements pris, souvent même signés, par l’Etat.
Il en est de même dans les transports en commun. Le STIF a d’ores et déjà engagé un plan d’équipement de vidéo surveillance pour les gares franciliennes.
Face au nombre considérable de vols et d’agressions dans les transports franciliens, les élus MRC du Conseil régional d’Île-de-France proposent que l’installation de tels équipements soit étendue aux matériels roulants. Et parce que la vidéo surveillance ne peut se substituer à la présence humaine, nous revendiquons un renforcement de celle-ci sur les lignes de transport, dans le cadre des renégociations de contrats entre le STIF, la RATP et la SNCF.
Pourtant, il faut se le rappeler, notre ministre de l’intérieur, devenu Président de la République, avait claironné, le visage animé d’une profonde conviction, que la sécurité des citoyens serait sa priorité. Un vrai rôle de composition que les manipulateurs de l’opinion aiment à jouer, parce qu’ils savent à quel point l’insécurité représente un levier électoral précieux. Instrumentalisation indécente de faits divers, posture qui consiste à s’emparer de la douleur des victimes, accumulation de mesures législatives jusqu’à l’étourdissement, rien ne nous aura été épargné. Maniant l’art des formules choc – on se souvient tous du fameux karcher- jouant sur le registre de l’émotion, pointant le danger des émeutes, Nicolas Sarkozy a malhonnêtement fait remonter les peurs des Français.
Mais aujourd’hui, la réalité est venue sanctionner le discours. Depuis près de dix ans, l’irrationnel obscurcit le débat, alors même que ces questions doivent être appréhendées avec les idées claires et la hauteur de vue nécessaire.
Mais là n’est pas l’essentiel, revenons aux actes. Quand on veut s’attaquer à un problème d’ampleur, on s’en donne les moyens. En entamant les ressources de la police et de la gendarmerie, par la suppression des emplois, et les réductions de crédits en matériel, le gouvernement a laissé la situation s’aggraver. Dans ces conditions, rien d’étonnant à la montée fulgurante de Marine le Pen dans les sondages. Il est vrai, que la culture de l’angélisme, n’offre pas non plus une alternative crédible.
La sécurité est bien sûr la compétence régalienne de l’Etat ; néanmoins face au désengagement criant du gouvernement, le Groupe MRC dont je suis, a jugé nécessaire de tirer la sonnette d’alarme à l’occasion de la dernière séance du Conseil Régional d’Île-de-France. On l’ignore trop souvent, des efforts considérables on déjà été fait par la Région pour conduire une vraie politique de sécurisation. D’importants moyens ont été engagés cette année pour les lycées, le financement de commissariats ou de postes de police dont les effectifs ne suivent d’ailleurs pas toujours les engagements pris, souvent même signés, par l’Etat.
Il en est de même dans les transports en commun. Le STIF a d’ores et déjà engagé un plan d’équipement de vidéo surveillance pour les gares franciliennes.
Face au nombre considérable de vols et d’agressions dans les transports franciliens, les élus MRC du Conseil régional d’Île-de-France proposent que l’installation de tels équipements soit étendue aux matériels roulants. Et parce que la vidéo surveillance ne peut se substituer à la présence humaine, nous revendiquons un renforcement de celle-ci sur les lignes de transport, dans le cadre des renégociations de contrats entre le STIF, la RATP et la SNCF.
Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 18 Février 2011 à 15:32
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