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Grand Paris
Avec le débat sur le Grand Paris, nous sommes dans la même position que nos ancêtres au début du 20ème siècle : imaginer la métropole pour le siècle à venir. Et l’enjeu est de taille !
Autour de la question des transports se jouent l’accès à l’emploi, la vie sociale et familiale, le désenclavement des territoires… Or, la mobilité prise en charge par les transports en commun est de 65% pour les habitants de Paris intra muros mais seulement de 18% pour ceux du Val de Marne. Ce seul chiffre témoigne des disparités existantes et montre l’impérieuse nécessité d’apporter une réponse en matière de réseaux de transports publics.
Seulement voilà, le projet de Grand Paris tel qu’il est présenté actuellement ne prend pas en compte la mobilité des habitants de petite et grande couronne. Malgré des ajustements, la démarche globale de la SGP (Société du Grand Paris, entreprise en charge du projet) reste la même : traverser les territoires avec des stations très éloignées les unes des autres pour desservir des grands pôles économiques.
Pour justifier ce choix, l’argument fréquemment avancé par la SGP repose sur le coût trop élevé de l’implantation d’une station de métro, de l’ordre de 80M €.
Mais peut on pénaliser les franciliens sur plusieurs générations pour de strictes questions financières ? Je ne le crois pas.
Il nous faut au contraire être ambitieux à l’image de nos prédécesseurs du siècle dernier. Développer un maillage fin du territoire pour relier les franciliens, accroître l’attractivité économique des villes de petite et grande couronne, s’inscrire dans une démarche écologique responsable en favorisant les transports collectifs pour désengorger les réseaux autoroutiers. C’est ainsi que nous assurerons l’avenir de la Métropole francilienne pour le siècle à venir.
Un projet comme la rocade-métro de l’association Orbival répond à ces enjeux et doit à ce titre constituer un axe prioritaire dans le projet du Grand Paris. Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi je défends la création de stations de métro à Maison Blanche, aux abords du CHU Bicêtre près de l’A6b, une station des trois communes Villejuif/L’Haÿ-les-roses /Chevilly, ainsi qu’une station desservant l’IGR pour favoriser le développement du projet Cancer Campus.
Créer un maillage de transport resserré nécessite un travail sur la durée et un investissement sur le long terme dont le coût financier doit être considéré avec responsabilité par les élus franciliens. Pour autant, des capacités d’arbitrage existent.
Sur le tracé actuel par exemple. Sans vouloir opposer les projets et les territoires, est-il vraiment raisonnable de créer un métro pour desservir Saclay, zone à faible densité de population, au détriment de zones aujourd’hui mal desservies et très fortement peuplées ?
Sur le financement ensuite, pourquoi restreindre la durée d’amortissement à 40 ans pour un projet qui doit répondre aux besoins des 100 prochaines années ? Augmenter la durée à 50 ou 60 ans permettra de libérer des fonds et de financer un tracé répondant aux besoins actuels et futurs des franciliens.
La Métropole francilienne de demain sera réunie, ou elle ne sera plus : c’est tout le sens du débat actuel sur le Grand Paris.
Autour de la question des transports se jouent l’accès à l’emploi, la vie sociale et familiale, le désenclavement des territoires… Or, la mobilité prise en charge par les transports en commun est de 65% pour les habitants de Paris intra muros mais seulement de 18% pour ceux du Val de Marne. Ce seul chiffre témoigne des disparités existantes et montre l’impérieuse nécessité d’apporter une réponse en matière de réseaux de transports publics.
Seulement voilà, le projet de Grand Paris tel qu’il est présenté actuellement ne prend pas en compte la mobilité des habitants de petite et grande couronne. Malgré des ajustements, la démarche globale de la SGP (Société du Grand Paris, entreprise en charge du projet) reste la même : traverser les territoires avec des stations très éloignées les unes des autres pour desservir des grands pôles économiques.
Pour justifier ce choix, l’argument fréquemment avancé par la SGP repose sur le coût trop élevé de l’implantation d’une station de métro, de l’ordre de 80M €.
Mais peut on pénaliser les franciliens sur plusieurs générations pour de strictes questions financières ? Je ne le crois pas.
Il nous faut au contraire être ambitieux à l’image de nos prédécesseurs du siècle dernier. Développer un maillage fin du territoire pour relier les franciliens, accroître l’attractivité économique des villes de petite et grande couronne, s’inscrire dans une démarche écologique responsable en favorisant les transports collectifs pour désengorger les réseaux autoroutiers. C’est ainsi que nous assurerons l’avenir de la Métropole francilienne pour le siècle à venir.
Un projet comme la rocade-métro de l’association Orbival répond à ces enjeux et doit à ce titre constituer un axe prioritaire dans le projet du Grand Paris. Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi je défends la création de stations de métro à Maison Blanche, aux abords du CHU Bicêtre près de l’A6b, une station des trois communes Villejuif/L’Haÿ-les-roses /Chevilly, ainsi qu’une station desservant l’IGR pour favoriser le développement du projet Cancer Campus.
Créer un maillage de transport resserré nécessite un travail sur la durée et un investissement sur le long terme dont le coût financier doit être considéré avec responsabilité par les élus franciliens. Pour autant, des capacités d’arbitrage existent.
Sur le tracé actuel par exemple. Sans vouloir opposer les projets et les territoires, est-il vraiment raisonnable de créer un métro pour desservir Saclay, zone à faible densité de population, au détriment de zones aujourd’hui mal desservies et très fortement peuplées ?
Sur le financement ensuite, pourquoi restreindre la durée d’amortissement à 40 ans pour un projet qui doit répondre aux besoins des 100 prochaines années ? Augmenter la durée à 50 ou 60 ans permettra de libérer des fonds et de financer un tracé répondant aux besoins actuels et futurs des franciliens.
La Métropole francilienne de demain sera réunie, ou elle ne sera plus : c’est tout le sens du débat actuel sur le Grand Paris.
Rédigé par Jean-marc Nicolle le Vendredi 21 Janvier 2011 à 10:47
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